Un nouveau texte de Sara Rosenberg !

Jeudi 23/02/2017

Dans la collection La Sentinelle

 

Contre-jour - Sara Rosenberg, traduit de l'espagnol par Belinda Corbacho

Jeronimo, metteur en scène argentin exilé à Madrid avec sa compagne Griselda, une comédienne alcoolique, disparaît subitement. Il est retrouvé mort, quelques jours plus tard, dans une chambre d’hôtel. Contre-jour est construit comme un thriller sous-tendu par la violence maximale que représente la disparition. Celle de Jeronimo agit de telle manière sur Griselda qu’elle retrouve le goût de la résistance. Après des années d’aveuglement et de dépression, cette recherche de la vérité et de la justice lui permet de revenir à la vie. Elle est une «ré apparue».

Griselda est alors une femme en lutte qui se débat avec ses dépendances, sa solitude et la disparition de son mari. Son intégrité morale, son souvenir vivace des personnages théâtraux qu’elle incarne comme Antigone de Sophocle ou Irma de Genet (Le Balcon), et qu’elle cite souvent en guise de réplique à ces interlocuteurs dans la vie courante, crée une intertextualité qui donne une ampleur à la fois littéraire et politique au roman. Griselda (ré)cite aussi pour se rappeler, pour lutter contre l’effacement de l’Histoire. Paranoïaque, elle incarne le climat de suspicion qui règne dans une société schizophrénique, héritée d’un régime totalitaire.