AMC Architecture, Mouvement, Continuité

Valérie Thouard, le 25 octobre 2019:

« [...] le travail de remémoration rythmé par la nage va progressivement éclater les coutures du « faux récit » ordonné dans lequel la narratrice a vécu. Car le corps réel ne s’adapte pas à la norme du projet architectural et dément l’idéologie qui a présidé à sa conception : le banc du vestiaire est trop haut pour les petites jambes d’enfant, le corps obèse déborde la piscine et n’obéit plus aux dimensions standard, parfaites, du Modulor. Avant tout parce qu’il s’agit ici d’un corps de femme en devenir, et non d’un corps d’homme. D’ailleurs, son endroit préféré, c’est ce couloir courbe dessiné par Wogenscky au sortir des vestiaires, qui échappe à l’angle droit. Le corps désobéit finalement, en troquant l’horizontalité de la nage pour la verticalité du plongeon dans la profondeur du souvenir. »

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