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Après quatre années de silence et la parution d’Une présence idéale, le romancier argentin Eduardo Berti est de retour avec Un père étranger dans lequel il traite de la question de l’identité et de la transmission, mais aussi d’écriture. Une quête initiatrice et personnelle qui nous fait voyager entre l’Europe et l’Amérique du Sud.

 

 

Eduardo Berti : du journalisme à la fiction

Journaliste de formation, l’Argentin Eduardo Berti a d’abord commencé sa carrière d’écrivain par deux essais consacrés à la musique d’Amérique latine, puis par de la traduction d’œuvres européennes, notamment de Jane Austen.

Mais le virus de l’écriture de fiction le prend à la fin des années 1990 et il se fait connaître avec Le désordre électrique, suivi de Madame Wakefield qui concourt pour le prix Fémina. Au rythme d’un roman tous les deux-trois ans, il est devenu l’un des auteurs d’Amérique du Sud les plus incontournables et plébiscités en dehors des frontières de ce continent.

Ses histoires ont pour fil rouge des hommes et femmes du quotidien vivant des événements d’exception, à l’image de cet homme qui explose cinquante ans après avoir reçu des éclats d’obus dans L’inoubliable. Ou de ce boxeur reconverti en horloger dans L’ombre du boxeur ou encore de ces hommes de médecine confrontés à la douleur physique et psychologique de leurs patients dans Une présence idéale.

 

Un roman hommage à Joseph Conrad

Derrière le romancier, le journaliste n’est jamais bien loin et Eduardo Berti le prouve une nouvelle fois avec Un père étranger. Il nous mène entre Buenos Aires et Madrid, en passant par Paris et l’Angleterre, sur les traces d’un écrivain immigré roumain réécrivant l’histoire de sa famille, à partir des lettres que lui envoie son père. En parallèle, ce dernier écrit également un livre, ce qui désarçonne son fils. D’autant que se rajoute un troisième écrivain, qui ne serait nul autre que Joseph Conrad lui-même… Véritable mise en abyme sur la création et l’écriture, Eduardo Berti traite avec rythme et humour de thématiques plutôt sérieuses, telles que la transmission, l’identité et l’immigration. Une invitation au voyage et au pouvoir de l’imaginaire idéale en ces temps confinés.

 

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