Livres & Bonheurs

Il y a tant de mots sous-jacents à ceux du roman. Tant de vérités. Tant d’émotions. Et les trois coups des pièces de théâtre qui retentissent au rythme des disputes et des répétitions.

Cette Argentine gangrénée par la corruption et la violence, si proche et si lointaine, colle à la peau de Jerónimo et Griselda, malgré les milliers de kilomètres qui les séparent désormais d’elle.

Jeronimo paiera de sa vie sa ténacité. Il voulait aller jusqu’au bout. Il voulait que la justice se mette enfin en branle, quitte à défier son propre frère.

Ne reste que Griselda… perdue, en proie à ces cauchemars récurrents, à ce besoin impétueux de boire et à cette certitude qu’ils sont là, dans l’ombre. Qu’ils la surveillent aussi. Qu’ils lui veulent du mal, sans doute.

Elle n’a pas tort, Griselda. Mais qui veut croire celle qu’on juge un peu folle et irresponsable ?

Certains essaient de lui tendre la main, d’autres de la manipuler. Il en est de même pour Laura, la fille de Jeronimo, elle qui aimerait tant apprendre à connaître ce père qu’elle a si peu connu de son vivant. Pourquoi se méfierait-elle de ce journaliste un poil agaçant ?

Les deux femmes vont se (re)trouver, à défaut de retrouver l’homme qu’elles ont perdu.

Et bientôt, les mots de Jean Genet regagneront leur place, il faut le souhaiter, dans la vie de Griselda qui encore une fois, ne pourra se retenir d’y apposer les siens.

 

En bref, un beau roman à découvrir !

 

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