Quatre sans quatre

Dance Flore, le 3 novembre2019: 

« Thomas Giraud s’inspire d’un fait réel mais le retravaille en romancier, réinventant les personnages, et concentrant les événements autour de quelques épisodes-clefs. Considerant est un homme de mots, un romancier lui aussi, tout germe dans sa tête à défaut de la faire en réalité, il conçoit et convainc sans peine mais ne peut affronter les aléas, ceux que son imagination avait réussi à faire capituler.

Il s’illusionne lui-même et ses belles paroles, au lieu de le pousser en avant, le freinent et l’embourbent irrémédiablement. Il ne reprend assurance qu’en réécrivant le passé, le pliant à sa guise, le transformant non pas en échec personnel, mais en faute collective.

Leroux, au contraire, trouve l’aventure à sa mesure puisqu’elle le libère d’un futur qu’on avait tracé pour lui et qui ne lui convenait pas du tout, comme un habit trop grand et mal coupé qu’on l’aurait forcé à revêtir. Ici, plus besoin de mentir, il peut être lui-même enfin, libre et dégagé de toute contrainte, de toute attente et il finit seul dans un Éden frugal comme un nouvel Adam sensible à la beauté de toute chose, ayant trouvé sa place dans un monde débarrassé des hommes. »

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