"Une juge à abattre" de Isabelle Prévost-Desprez avec Jacques Follorou

 

« J’ai décidé de parler pour être fidèle à l’idée que je me fais du métier de juge. Je franchis le pas pour dire que le pouvoir de l’argent a fini par vaincre la justice. Pour raconter comment la partie a été perdue par ceux qui croient au droit s’opposant à l’arbitraire.
La justice a commis plus qu’une faute, un crime de lèse-majesté en cherchant à s’opposer aux dérives de l’argent, les juges devaient le payer, peu importaient le temps que cela prendrait et les moyens qu’il faudrait employer. J’ai voulu, pour ma part, transcrire l’histoire de cette justice qui avait conquis son indépendance plus qu’on ne la lui accordée, et se donnait encore et toujours par principe de ne faire aucune distinction entre les riches et les pauvres ». 
                                                                                                                                                                                                                                        Isabelle Prévost-Desprez

 

UNE JUGE À ABATTRE, Isabelle Prévost-Desprez avec Jacques Follorou, Fayard, 2010