D'un pays l'autre

Avec D'un Pays l'Autre, la Contre Allée prolonge son travail sur la traduction, initié l'année dernière avec le premier cycle d'événements qui a eu lieu en octobre 2015.
Alors même que le traducteur œuvre à la réception d'une littérature étrangère en faisant entrer dans notre espace culturel des œuvres venues d'ailleurs, il demeure un travailleur de l'ombre souvent méconnu du public. Son rôle dans l'échange culturel est pourtant fondamental : il rend possible la rencontre avec la parole d'un autre absent, tout en se portant garant du respect et de l'intégrité de cette parole.
Les résidences visent à favoriser la rencontre entre  les lecteurs que nous sommes, professionnels du livre, enseignants ou étudiants, grand public, et ces professionnels qui se trouvent être eux aussi des lecteurs, certes privilégiés, d'une œuvre ou d'un auteur, avant d'être des ré-écrivains.

2017 : Décentrement(s)

 

 

 

" La visée même de la traduction - ouvrir au niveau de l'écrit un certain rapport à l'Autre, féconder le Propre par la médiation de l'Etranger - heurte de front la structure ethnocentrique de toute culture, ou cette espèce de narcissisme qui fait que toute société voudrait être un Tout pur et non mélangé. (...) Mais d'autre part, la visée éthique de la traduction s'oppose par nature à cette injonction : l'essence de la traduction est d'être ouverture, dialogue, métissage, décentrement. Elle est mise en rapport, ou elle n'est rien. " 

Antoine Berman, L'épreuve de l'étranger

 

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2016 : La condition du traducteur

 

Qu’ il s’agisse d’ espaces physiques ou virtuels, les lieux et les possibilités de la traduction sont multiples et les conditions pour l’ exercer tout aussi changeantes. 

De l’expérience du collège d’ Arles à celles qui se vivent hors le livre, en passant par le cas de la traduction de Varlam Chalamov, trois temps pour aborder différents aspects de la condition du traducteur. 

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2015 : L’ écrivain et le traducteur ou la joie du passeur

 

L’ écrivain et le traducteur ou la joie du passeur 

Le lecteur idéal, c’ est le traducteur. Il est capable de disséquer le texte, de le dépiauter, de trancher jusqu’à la moelle, de suivre chaque artère et chaque veine et puis de mettre sur pied  un être vivant entièrement neuf. Le lecteur idéal n’ est pas un taxidermiste. Alberto Manguel 

Le traducteur est-il le « lecteur idéal », l’intermédiaire capital d’ un pays vers l’autre ? Si la traduction est une négociation des différences, le rôle du traducteur apparaît essentiel pour bâtir la rencontre entre les cultures. En présence de traducteurs et d’écrivains, un dialogue à plusieurs voix pour éclairer les rapports qui se nouent entre un écrivain et son traducteur, et le rôle de ce dernier en tant que « passeur de frontières ».

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