2018 : L'imaginaire des langues

Résidence D'un pays l'autre

Avec D'un Pays l'Autre, la Contre Allée prolonge son travail sur la traduction, initié l'année dernière avec le premier cycle d'événements qui a eu lieu en octobre 2015.
Alors même que le traducteur œuvre à la réception d'une littérature étrangère en faisant entrer dans notre espace culturel des œuvres venues d'ailleurs, il demeure un travailleur de l'ombre souvent méconnu du public. Son rôle dans l'échange culturel est pourtant fondamental : il rend possible la rencontre avec la parole d'un autre absent, tout en se portant garant du respect et de l'intégrité de cette parole.
Les résidences visent à favoriser la rencontre entre  les lecteurs que nous sommes, professionnels du livre, enseignants ou étudiants, grand public, et ces professionnels qui se trouvent être eux aussi des lecteurs, certes privilégiés, d'une œuvre ou d'un auteur, avant d'être des ré-écrivains.

Description

 

"Aujourd'hui, même quand un écrivain ne connait aucune autre langue, il tient compte, qu'il le sache ou non, de l'existence de ces langues autour de lui dans son processus d'écriture. On ne peut plus écrire une langue de manière monolingue. On est obligé de tenir compte des imaginaires des langues." 

Edouard Glissant, L'imaginaire des langues, entretiens avec Lise Gauvin (Gallimard, 2010)

 

 

 

 

 

 

 

 

TRADUCTRICE ASSOCIEE : Noomi B. Grüsig 

Noomi B. Grüsig est traductrice, autrice, chercheuse indépendante et barmaid. Formée sur le terrain militant féministe et LGBT, elle a traduit en français des textes de référence (bell hooks, Julia Serano, Minnie Bruce Pratt, etc.) ainsi que de nombreux articles militants et communautaires. Depuis plusieurs années, elle publie régulièrement des articles féministes dans des revues, des brochures et des blogs. Au printemps 2017, elle a créé la maison d'édition associative Hystériques & Associées afin de contribuer à la trop rare diffusion en français de textes féministes, lesbiens et/ou trans historiques et de permettre à des autrices marginalisées de publier leur travaux.

Bibliographie : 
De la marge au centre, bell hooks, éditions Cambourakis, 2017 
Manifeste d'une femme trans et autres textes, Julia Serano, éditions Tahin party, 2014

 

CYCLE DE RENCONTRES ET ATELIERS AUTOUR DES QUESTIONS DE LANGUE, DU GENRE, DU FEMINISME, DE LA TRADUCTION


Avec l'Université de Lille et
Corinne Oster (laboratoire Cecille), Maîtresse de conférence en traduction et traductologie


Workshop de traduction 
- "Approche méthodologique des traductions politisées" Université de Lille

Le vendredi 23 février à l'Université de Lille : workshop autour de la traduction politisée avec Noomi B Grüsig avec les étudiant.e.s de l'Ecole Doctorale de Lille SHS et Master. Entrée réservée aux étudiant.e.s.

 

 

Intervention de Noomi B. Grüsig à l'IUT Métiers du Livre de Tourcoing

 

Intervention de Noomi B Grüsig le mardi 3 avril de 14h à 18h dans le cadre du cours «Événement littéraire » : préparation avec les étudiant.e.s d'une rencontre avec Noomi B.Grüsig autour de sa traduction de bell hooks De la marge au centre, aux éditions Cambourakis.

 

 

 

 

 

Traductions militantes et enjeux queers & féministes - En partenariat avec le centre LGBTQIF de Lille et Les Flamands Roses - "J'en suis, j'y reste" au 19 Rue de Condé, Lille

Le mercredi 4 avril à 20h : rencontre avec Noomi B Grüsig

Les idées et les mots circulent à travers les gens qui militent, qui s’inspirent de réflexions nouvelles et qui les relaient. C’est pourquoi il faut trouver des façons de traduire ces concepts de manière à respecter les contextes dans lesquels ils sont employés. Quelles sont les perspectives de traduction et d’édition qui permettent de faire ce travail d’adaptation particulier en respectant et en nourrissant les enjeux des luttes locales ?
Les Flamands Roses accueillent Noomi B. Grüsig pour partager ces réflexions à partir de quatre textes sur lesquels elle a travaillé : Manifeste d’une femme trans de Julia Serano, De la marge au centre, Théorie féministe de bell hooks, Le quiz du genre de Minnie Bruce Pratt, en enfin Stone Butch Blues, un ouvrage de Leslie Feinberg à paraître en français aux éditions Hysteriques & Associées.

 


La langue française a-t-elle besoin d'être féminisée ? - Entrée libre, réservation conseillée - Librairie Meura, 25 Rue de Valmy, Lille
 


Le jeudi 5 avril à 18h30 à la librairie Meura : rencontre avec Eliane Viennot, auteure de l'ouvrage Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin et co-auteure de L'Académie contre la langue française (éditions iXe), professeure émérite de littérature française de la Renaissance à l'Université Jean Monnet et militante féministe. 
Depuis les années 1980, les efforts pour promouvoir un langage moins sexiste ont été présentés comme une « féminisation » : d’abord du vocabulaire des métiers, titres et fonctions, ensuite de la langue elle-même. Ces efforts, qu’ils soient militants ou non, ont soulevé des protestations récurrentes, souvent violentes, de personnes ou d’institutions dénonçant ces initiatives comme contraires au « génie de la langue », venues d’une confusion entre le domaine de la grammaire et celui de la société, sous la pression de féministes désormais en capacité d’imposer leurs vues mais toujours dépourvues de raison ou de savoir. La réalité est toute autre. C’est parce que le « génie » en question est relativement égalitaire, et qu’il s’exprime aujourd’hui dans une société qui a fini par admettre le principe de l’égalité entre les sexes, qu’il retrouve peu à peu ses droits, après une longue période de masculinisation forcée à laquelle les locuteurs et locutrices ont beaucoup résisté. Et c’est pour cette même raison qu’on peut aujourd’hui espérer agir en vue d’une véritable égalité dans nos façons d’écrire et de parler. 
Le débat sera modéré par Noomi B. Grüsig. Elianne Viennot interviendra également à 16h00 à l'Université de Lille auprès des étudiant.e.s de Corinne Oster.
Réservation conseillée à l'adresse contactlacontreallee@gmail.com 

 

Théorie féministe : vocabulaire, élitisme, traduction & éducation.  

Le vendredi 6 avril à 13h30 à l'Université de Lille 3 : conférence de Noomi B. Grüsig devant les étudiant.e.s en Etudes féministes / Etudes de genre, Licence 1, 2 et Master
Avec Lille 3 / département Culture SHS (avec Marion Dalibert, Maîtresse de conférence au département Culture de l'Université de Lille - Sciences humaines et sociales) 

A partir d'une analyse de termes créés par le mouvement féministe, de leur signification et de leur circulation fluctuante selon les contextes, Noomi B.Grusig examinera le rapport entre la théorie et la pratique féministes. Puis, à travers une critique réflexive du militantisme, de l'académie et des rapports entre les deux, elle interrogera  la conception "dominante" du savoir et des conditions de production du savoir. Enfin, elle essayera d'entrevoir comment la théorie peut éclairer la pratique pour la rendre efficace et comment la pratique peut informer la théorie pour la rendre pertinente, dans le but de s'orienter vers une praxis féministe véritable.

Féminisme et littérature

Avec Colères du Présent, le 1er mai à Arras, Salon du Livre d'expression populaire et de critique sociale

Rencontre avec Noomi B. Grüsig et l'auteure de BD anglaise Una, autour de la parité, la réprésentativité, l'engagement en littérature et en traduction.
Modération : Aurélie Olivier.

 



De la marge au centre : théorie féministe. Rencontre avec Noomi B. Grüsig.

le jeudi 7 juin à 19h30 au Café Citoyen, en partenariat avec les étudiant.e.s en Métiers du livre de l'IUT de Tourcoing et la librairie Meura.

Discussion avec Noomi B. Grüsig autour de sa traduction de l'ouvrage de bell hooks.

Rencontre organisée et menée par les étudiant.e.s de l'IUT.










Les Journées du Patrimoine 

le samedi 15 septembre, 11h, sur le site de Fives-Cail Babcock, à l'Avant-gout, face au 92 rue Philippe Lebon 59 800 Lille 

Rencontre autour de la "bible" de la gastronomie populaire italienne : "La science en cuisine et l'art de bien manger" (Actes sud, 2017) de Pellegrino Artusi, en présence de ses traductrices Marguerite Pozzoli et Lise Chapuis. A travers cette conférence, l'enjeu est de montrer que les habitudes et les traditions alimentaires d'un pays sont souvent le fruit d'une rencontre avec d'autres cultures et d'autres pays, et que la cuisine peut être un moment privilégié d'échanges et de rapprochement entre cultures différentes. L'acte de manger est un acte hautement culturel: la rencontre que nous proposons est envisagée comme un voyage dans la diversité des manières de manger, autrement dit dans la diversité des façons de faire société. Modération : Victoria Saltarelli


FESTIVAL L'IMAGINAIRE DES LANGUES : DU 26 AU 30 SEPTEMBRE

Pour visualiser le programme complet, cliquez ici.









































Les langues « folles » d'Amérique  

Le mercredi 26 septembre à 19h, à la librairie Meura, (25, Rue de Valmy, Lille, Métro République)
Un Afro-américain qui décide de rétablir la ségrégation raciale et l'esclavage à l'échelle d'un quartier, un gamin de 12 ans qui entreprend de raconter ses aventures hors normes dans une Angleterre post-apocalyptique, et dans une langue qui n'existe pas, le parlenigm : ce sont les thèmes de Moi contre les États-Unis d'Amérique, de Paul Beatty (ed.Cambourakis, 2015) et d'Enig Marcheur, de Russel Hoban (ed. Monsieur Toussaint Louverture, 2012). Voilà deux romans inclassables, écrits et traduits dans la démesure, qui bousculent férocement les conventions romanesques et linguistiques. Nathalie Bru et Nicolas Richard, leurs traducteurs respectifs, habilement interrogés par Charles Recoursé, nous expliqueront comment ils ont réussi à s’approprier et à réinventer, en français, ces langues « folles » qui racontent aussi la folie du monde.


Journée d'étude sur l'imaginaire des langues le jeudi 27 septembre, à la MESHS :

À partir de 9h30 à la MESHS (2, rue des Canonniers, métro Gare Lille Flandres). Gratuit, réservation souhaitée par mail à contactlacontreallee@gmail.com

De 10h à 11h : Les écrivain·e·s africain·e·s sont - il·elle·s des écrivain·e·s comme les autres ?

Dans Je n’ai qu’une langue et ce n’est pas la mienne. Des écrivains à l’épreuve (Pauvert, 2016), Kaoutar Harchi retrace les trajectoires de cinq écrivains algériens de langue française. En analysant les mécanismes qui ont déterminé leur reconnaissance en France, elle montre à quel point cette reconnaissance est une question non seulement littéraire mais aussi politique, faite de lutte et de conquête. Écrire en français est-il suffisant pour être reconnu comme un « écrivain français » ?  De toute évidence, non.
Claire Ducournau décortique dans son essai La fabrique des classiques africains. Écrivains d'Afrique subsaharienne francophone (CNRS ed, 2017) la façon dont une œuvre littéraire accède au rang de « classique » lorsque son auteur est issu d’Afrique subsaharienne francophone. En proposant une histoire sociale collective des écrivains depuis 1960, elle décrit par quels mécanismes symboliques et matériels ces écrivains sont devenus, sous différentes formes, des classiques africains. 
Modération : Nathalie Carré.


De 11h à 12h30 : Pratiques collectives de traduction: Gloria Anzaldua et le collectif Utopia Traductions

Si traduire est un acte militant, comment cet engagement se concrétise-t-il non seulement dans le choix des textes, mais aussi dans la façon dont on traduit à plusieurs mains, dans le cadre d’un collectif ? Rencontre avec Suzanne Dufour, l’une des traductrices de l’ouvrage de Gloria Anzaldúa Borderlands - La frontera, dont la première traduction française paraîtra en 2019 chez Cambourakis. Dans ce livre, les mots d’espagnol chicano se mêlant à l’anglais, une équipe de trois traductrices a été mise en place pour assurer une traduction la plus respectueuse possible. Écrivaine et militante féministe lesbienne chicana, Gloria Anzaldúa a grandement contribué à définir de manière plus large  le féminisme, notamment dans le domaine des études culturelles & queer. Leeo Lebel-Canto, membre d’Utopia Traductions, sera aux côtés de Suzanne Dufour : organisé en coopérative, ce collectif de traducteurs.trices se compose de femmes, de personnes trans et de minorisé·e·s sexuel·le·s. Il défend une éthique basée  sur la coopération, la formation continue, la traduction située, le partage des connaissances techniques et linguistiques et des ressources. Une part importante de ses gains est reversée en soutien à des projets militants et/ou audiovisuels autogérés. 
Pour retrouver le site internet d'Utopia Traductions et pour leur écrire : utopia.traductions@gmail.com.
Modération : Noomi B. Grüsig


De 14h à 15h30 : Le Tout-Monde, les littératures de la Caraïbe et la créolisation de la langue.

Dans les romans C’est juste un film d’Earl Lovelace (Le temps des cerises, 2017) et By the rivers of Babylon de Kei Miller (Zulma, 2017, Lauréat 2017 du Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde) on sent le créole murmurer sous les anglais de Trinité-et-Tobago et de Jamaïque. Cette cohabitation inégalitaire des langues dans l’archipel caribéen fait apparaître non seulement une histoire de luttes, de conflits raciaux, de rapports de domination, mais dessine aussi les identités plurielles de l’Antillanité et entraîne un remodelage des langues des colonisateurs. Auteur.e.s des traductions françaises de ces deux romans majeurs de la littérature caribéenne contemporaine, Alexis BernautThomas Chaumont et Nathalie Carré s’entretiendront avec Corinne Mencé-Caster sur la manière de traduire des langues façonnées par une histoire faite aussi de traumatismes, qui deviennent parfois des outils de résistance et de libération.



L'écoféminisme 

Le vendredi 28 septembre à 19h30 au Café citoyen (7 Place du Vieux Marché aux Cheveaux, métro République), dans le cadre des Rencontres Menstruelles. 
Né dans les années 1980 dans les pays anglo-saxons, le mouvement écoféministe a été initié par des femmes faisant le lien entre l’exploitation des ressources naturelles et l’exploitation qu’elles subissaient en tant que femmes. Reclaim, recueil de textes écoféministes (Cambourakis, 2016) permet de découvrir les textes des principales figures de ce mouvement, parmi lesquelles Susan Griffin, Starhawk, Joanna Macy, Carolyn Merchant. Rencontre-découverte de ces écrits avec leur traductrice Emilie Notéris. Modération : Noomi B. Grüsig



L'Outranspo ou la traduction dans tous ses états

Le samedi 29 septembre de 15h à 16h à la médiathèque Jean Lévy (32, rue Edouard Delesalle, 59000 Lille, métro République) en partenariat avec Zazie Mode d'emploi.
Gratuit, réservation souhaitée par mail à ogiraud@mairie-lille.fr
Atelier de traduction créative + Performance-débat de et par l'Outranspo, nouvelle création dans le cadre du festival.
 
L’Outranspo (Ouvroir de translation potencial) est un groupe de traducteurs, écrivains, chercheurs et musiciens hétéroclite et multiculturel, qui se consacre joyeusement aux approches créatives de la traduction, notamment lors de réunions mensuelles et virtuelles. Fondé en 2012 à Rochester (États-Unis), il est véritablement actif depuis 2014 et le colloque « Traduire les littératures à contrainte » de Baltimore. « No a Proust ! » est devenu, par la force de l’anagramme, son cri de guerre.
La délégation outranspienne, constituée de Santiago ArtozquiCamille Bloomfield et Irène Gayraud, et accompagnée par Martin Granger, Robert Rapilly et Coraline Soulier de l'association Zazie Mode d'emploi, s’attachera à faire comprendre et expérimenter au public les joies de la traduction créative par le biais d'un atelier de traduction à contraintes (au cours duquel il sera question, entre autres exercices, de féminiser les tweets de Trump…) et d'une conférence plutôt multilingue et quelque peu performée. 
15H-15H45 Conférence performée 
16H-17H30 Atelier de traduction créative 


Traduire : projection du film-documentaire de Nurith Aviv

Le dimanche 30 septembre à 11h, au Mutualab (19 rue Nicolas Leblanc, Lille, Métro République)
Gratuit, réservation souhaitée par mail à contactlacontreallee@gmail.com
 
Dernier volet d’une trilogie mettant en scène une langue, l’hébreu, Traduire est un film Babel où les traducteurs de différents pays parlent de leur expérience intime de passeurs de la littérature hébraïque écrite à travers les siècles : le Midrash, la poésie hébraïque médiévale, la littérature moderne et contemporaine.  Chacun.e parle avec passion de la confrontation avec une langue qui les amène parfois à transgresser les règles de leur propre langue. La projection sera suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Nurith Aviv et de la traductrice Rosie Pinhas-Delpuech. 
Modération Natalie Levisalles.


Tout au long du mois de septembre, une exposition de Clémentine Mélois 

Tout au long du mois de septembre, l'exposition Cents titres de Clémentine Mélois sera visible à la médiathèque Jean Lévy de Lille (32 rue Edouard Delesalle, 59000 Lille).

Cent titres est un projet artistique qui consiste à détourner les couvertures de grands classiques. Clémentine Mélois pastiche ainsi par l’image les classiques de la littérature : lirons-nous aujourd’hui Maudit Bic, d’Herman Melville, ou Père et Gay, de Léon Tolstoï ? Au fait, quel philosophe a-t-il écrit le Crépuscule des idoles des jeunes ? Pour décrypter les anagrammes, contrepèteries, homophonies, permutations et autres astuces de ces cent titres, on passera de la culture classique à la culture populaire, puisant dans des souvenirs de lectures, de chansons, de publicités ou de films.


EN PARTENARIAT AVEC LITTERATURE ETC.


Traduire la pérformance

En partenariat avec Littérature etc, dans le cadre de son festival, le 19 octobre à 20h30 à l'Eglise Sainte-Marie-Madeleine (27, Rue du Pont Neuf, Lille).
Lecture bilingue anglais-français de la poète et performeuse américaine Tracie Morris et de sa traductrice française Abigail Lang, suivie d'un entretien sur les enjeux de traduction de poésie contemporaine. Entretien modéré par Olivier Brossard, directeur de la collection américaine des éditions Joca Seria et traducteur de l'anglais.
Plus d’infos sur www.litterature-etc.com


EN PARTENARIAT AVEC LE CENTRE J'EN SUIS, J'Y RESTE 


Stone Butch Blues et Hystériques & AssociéEs

A l'automne (date à venir), pendant le festival Ô Mots du 25 octobre au 4 novembre, au Centre J'en suis, j'y reste (19, rue de Condé, Lille).

Rencontre avec Noomi B. Grüsig autour de la première traduction française de Stone Butch Blues de Leslie Feinberg aux éditions Hystériques & AssociéEs. En dépit de son succès international qui l'a élevé au rang de référence communautaire lesbienne et trans, Stone Butch Blues n'avait jamais été édité en français. 
Plus d’infos sur www.jensuisjyreste.org
 

D'UN PAYS L'AUTRE EN MILIEU SCOLAIRE

En partenariat avec la Délégation Académique aux Arts et à la Culture.

Les établissements partenaires en 2018 sont : 
- Le Lycée Faidherbe à Lille pour l'arabe
- Le Lycée des Flandres à Hazebrouck pour l'allemand
- Le Lycée Voltaire à Wingles pour l'espagnol
- Le Collège Schumann à Halluin pour le néerlandais

Les interventions se dérouleront de mars à mai :
- le 24 mars : Nathalie Bontemps (langue arabe)
- le 10 avril : Alexandra Carrasco (langue espagnole)
- le 17 mai : Bernard Banoun (langue allemande)
- le 31 mai : Françoise Antoine (langue néerlandaise)

Chaque établissement travaille sur un projet différent avec le traducteur associé.


INTERVENANT.E.S

Françoise Antoine est traductrice de fiction et de non-fiction de l'italien et du néerlandais. Après des études en sciences de gestion et en journalisme à l'Université de Louvain-la-Neuve, une première carrière en tant que journaliste économique en Belgique et cinq années passées en Italie, elle a repris des études de traduction littéraire au Centre européen de traduction littéraire à Bruxelles. De l'italien, elle a notamment traduit Par la haute mer ouverte, d'Eugenio Scalfari (Gallimard, 2012), La contagion, de Walter Siti (Verdier, 2015) et L'étiquette à la cour de Versailles (Flammarion, 2017). Du néerlandais, elle a traduit Juin, de Gerbrand Bakker (Gallimard, 2016), Trente jours, d'Annelies Verbeke (Fleuve, 2018) et Au premier regard, de Margriet De Moor (Grasset, 2018).


Après avoir travaillé pendant quinze ans comme musicien et ingénieur du son, Santiago Artozqui se consacre à la traduction de romans et essai de l'anglais, mais aussi de l'espagnol. Il est co-fondateur de la revue En attendant Nadeau, président d'ATLAS (Association pour la promotion de la traduction littéraire) et membre de l'Outranspo (Ouvroir de translation potencial), un collectif de traducteurs et écrivains qui se consacre à la traduction créative.
Bibliographie sélective:
Bad feminist, Roxane Gay, éditions Denoel, 2018
Treize jours, Roxane Gay, éditions Denoel, 2017
La Soledad, Natalio Grueso, Les Presses de la Cité, 2016

Première femme à être reconnue comme directrice de la photographie par le CNC, Nurith Aviv a fait l’image d’une centaine de films de fiction et de documentaires (pour, entre autres : Agnès Varda, Amos Gitaï, René Allio ou Jacques Doillon).
En 2015, une rétrospective lui a été consacrée au Centre Pompidou, et elle a été la lauréate du prix Édouard Glissant2 2009.
Nurith Aviv a réalisé douze films documentaires, en mettant la question de la langue au cœur de sa recherche personnelle et cinématographique.
Filmographie sélective:
Signer, 2018
Traduire, 2011
Langue sacrée, langue parlée, 2008
D'une langue à l'autre, 2004

Professeur de littérature allemande à l'université Paris-Sorbonne (Paris 4) et Directeur de l'UFR d’Études germaniques et nordiques, Bernard Banoun traduit de l'allemand - littérature générale, musique lyrique, théâtre, poésie. Son travail de traduction a été récompensé à plusieurs reprises  (Prix Amphi, Prix Gérard de Nerval, prix André Gide). Il est notamment le traducteur de Josef Winkler (Quand l'heure viendra, Langue maternelle, Natura morta, aux éditions Verdier), de Yoko Tawada (entre autres, Le Voyage à Bordeaux, Journal des jours tremblants, Narrateurs sans âmes, Histoire de Knut, aux éditions Verdier), Thomas Jonigk (Quarante jours, Verdier 2007) et de Werner Kofler (entre autres, Trop tard, Hôtel Clair de Crime, entre autres, publiés aux éditions Absalon).




Alexis Bernaut est traducteur de l'anglais. Il a notamment traduit le poète américain Sam Hamill et le romancier trinidadien Earl Lovelace. Egalement poète et musicien, il a participé à l’établissement des anthologies « Voix vives – de méditerranée en méditerranée » (juillet 2011) et « Enfances – regards de poètes », de Christian Poslaniec et Bruno Doucey (mars 2012), aux éditions Bruno Doucey. Ses poèmes ont paru en revue et en anthologie, en France et à l'étranger. Il est l'auteur d'Au matin suspendu (Rue des Promenades, 2012)
Principales traductions :
C'est juste un film, Earl Lovelace, Le temps des cerises, 2017
Ce que l'eau sait, Sam Hamill, Le temps des cerises, 2016
(photo: Francesco Gattoni)


Enseignante-chercheuse à l'université Paris 13, Camille Bloomfield est co-fondatrice de l'Outranspo. Spécialiste de l'Oulipo, elle pratique egalement la poésie sur le web et particulièrement les réseaux sociaux, et traduit de l'anglais et de l'italien.
Bibliographie sélective :
Raconter l'Oulipo : histoire et sociologie d'un groupe (1960-2000), Honoré Champion, 2017.
Translating constrained literature / Traduire la littérature à contrainte, C. Bloomfield et D. Schilling (dirs.), Modern Language Notes (French Issue), The Johns Hopkins University Press, vol. 131 n°4, septembre 2016.   

Nathalie Bontemps est née à Paris. Elle s’installe ensuite à Marseille, où elle poursuit des études d’arabe et produit ses deux premiers écrits : Les HLM maritimes et Hôtel coup de soleil, publiés aux éditions P’tits Papiers en 2005 et 2008. En 2003 elle s’installe à Damas pour y continuer ses études, et y vit jusqu’à la fin de l’année 2011. Elle commence à travailler dans la traduction littéraire avec des poètes et écrivains libanais, entre autres  Abbas Beydoun, Hassan Daoud et Bassam Hajjar.  A partir de 2013, depuis la France, elle traduit des auteurs syriens (Aram Karabe, Joumana Maarouf, Yassine Al Haj Saleh. Elle co-rédige « A l’est de Damas, au bout du monde », témoignage de Majd Al Dik sur la révolution syrienne. La même année, en 2016, paraît « Gens de Damas », recueil de textes écrits lors de son long séjour en Syrie. En 2017 parait la traduction du recueil Le café lui sert de départ, bilingue français – arabe, aux éditions Le port a jauni.
Bibliographie :
Soie et fer (co-traduction avec Marianne Babut), Fawwaz Traboulsi, Actes sud, 2017
Le café lui sert de départ,  Le port a jauni, 2017
Récits d’une Syrie oubliée (co-traduction avec Marianne Babut), Yassine Al Haj Saleh, Amsterdam, 2015
Lettres de Syrie, Joumana Maarouf, Buchet Chastel, 2014
Treize ans dans les prisons syriennes, Aram Karabet, Actes sud , 2013

Olivier Brossard est Maître de conférences en littérature américaine à l'Université Paris Est Marne-la-Vallée. Membre de l'Institut Universitaire de France, il anime le groupe Poets & Critics avec Vincent Broqua et Abigail Lang. Traducteur, il dirige la collection américaine des éditions joca seria et est membre du collectif double change. Il a traduit, entre autres, John Ashbery, Marcella Durand, Jim Dine, Tonya Foster, Frank O'Hara, Ron Padgett.





Après un master de journalisme à New York University, Nathalie Bru a travaillé sept ans à New York avant de rentrer en France pour devenir journaliste, puis rédactrice en chef d'un magazine de presse professionnelle. En 2008, intriguée par la traduction littéraire et poussée par l'envie de lancer des défis à sa plume, elle démissionne et obtient son master 2 de traduction littéraire à Paris VII. Depuis, elle a traduit une quarantaine d'ouvrages, principalement des romans d'auteurs américains ou britanniques, dont trois qu'elle a en commun avec Nicolas Richard : William Kotzwinkle, Jim Dodge et Paul Beatty.
Bibliographie sélective:
Tuff, Paul Beatty, éditions Cambourakis, 2018
Moi contre les États-Unis d'Amérique, Paul Beatty, éditions Cambourakis, 2015
American Prophet, Paul Beatty, éditions Passage du Nord-Ouest, 2013
Not fade away, Jim Dodge, éditions Cambourakis, 2011

Alexandra Carrasco passe sa petite enfance au Chili, pays qu’elle quitte au moment du coup d’État en 1973. Après des études de lettres et de philosophie à Paris, suivies d’une incursion dans l’édition, elle devient traductrice littéraire (de l’espagnol). Son cœur et sa tête oscillent entre sa langue de naissance, l’espagnol, et sa langue d’amour, le français. Elle a traduit à ce jour une centaine de romans (Rolo Diez, Manguel, Triana, Cabrera Infante, Zoe Valdés, Andrés Neuman, Martín Caparrós…) et a découvert depuis quelques années le plaisir de traduire des bandes dessinées et des romans graphiques. Elle a enseigné la traduction à l’université de Cergy-Pontoise pendant dix ans. Dilettante dans le bon sens du terme, elle promène aussi sa plume en qualité d’auteur, s’essayant à des genres aussi variés que la littérature jeunesse, le scénario de dessins animés, la poésie et le théâtre. Depuis 1995, elle anime des ateliers d’écriture et de traduction pour adultes et pour enfants, notamment en milieu scolaire et hospitalier.
Bibliographie sélective :
L'aile brisée, Antonio Altarriba, Denoel Graphic, 2016
L'art de voler, Antonio Altarriba, Denoel Graphic, 2011

Nathalie Carré est agrégée de lettres modernes, actuellement Maître de conférence en langue et littérature swahili à l'Inalco. Spécialiste des littératures africaines, elle a notamment dirigé de 2003 à 2006 la revue Notre Librairie (devenue Cultures Sud), revue de référence concernant les littératures d’Afrique, des Caraïbes et de l’océan Indien. Elle fait partie du comité de rédaction de la revue Études Littéraires Africaines et travaille régulièrement avec l'Alliance internationale des éditeurs indépendants, notamment sur la collection "terres solidaires". Elle traduit du swahili au français (De la Côte aux confins. Récits de voyageurs swahili. Cnrs, 2014) ainsi que de l’anglais (Jamaïque) au français (l'auteur Kei Miller).
Bibliographie :
By the rivers of Babylon, Kei Miller, Zulma, 2017 - Lauréat 2017 du Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde
L’authentique Pearline Portious, Zulma, 2016

Lise Chapuis, docteure en littérature française et comparée, agrégée de lettres, a enseigné le français en lycée et à l’université. Collaboratrice de plusieurs maisons d'édition, attentive aux voix originales de la création littéraire italienne contemporaine, elle est responsable de la collection « Selva selvaggia » aux éditions de l'Arbre vengeur. Membre de l'ATLF et d'ATLAS, attachée à la transmission et au partage de pratiques et d’expériences, elle anime régulièrement des ateliers de traduction en lycée.
Parmi les auteurs qu’elle a traduits : Antonio Tabucchi (une partie des titres, dont Nocturne indien, prix Médicis étranger 1987), Giorgio Manganelli, Marco Lodoli, Rosa Matteucci, Beatrice Masini, Marco Malvaldi, et tout  récemment Giosuè Calaciura et J.R. Wilcock.Sans oublier La Science en cuisine et l'art de bien manger,  fleuron de la cuisine patrimoniale italienne, traduit en collaboration avec Marguerite Pozzoli aux Editions Actes Sud.

Thomas Chaumont est né en 1974 à Paris. En 1996, sur Minitel, il rencontre N., traductrice indépendante en burn-out, avec laquelle il se lie d'amitié et qui lui donne l'impulsion pour se lancer lui-même, puisqu'il comprend l'anglais et écrit le français sans faire de faute. Désormais traducteur indépendant, il livre néanmoins en parallèle, en mobylette et à temps partiel des plateaux-repas aux sécretaires, avocats et traders de la rive droite. Il réjoint en 1997 l'équipe embryonnaire de Yahoo France, monte ensuite un bar à Paris, le Politburo, parcourt le monde en tant que batteur dans un groupe pop et tient quotidiennement un blog qui lui sert de laboratoire d'écriture. Ces trois aventures s'achevant, il décide de se remettre sérieusement à la traduction, littéraire cette fois. C'est d'abord Tout et plus encore (éd.Ollendorff et Desseins,2011) de David Foster Wallace, exploration de l'infini mathématique truffée d'équations et de copieuses notes de bas de page. Puis Accélération et Aliénation (La Découverte, 2012), du sociologue allemand Hartmut Rosa. Ensuite, un western sur l'athlétisme en milieu rural (sic) Plus vite que son ombre (éd.Autrement, 2013) de Tom McNab. Juste avant sa propre crise de la quarantaine, en plein divorce, il traduit Quarante ans (éd.Autrement, 2014), essai du philosophe anglais Christopher Hamilton. Puis c'est, en 2016, le best-seller de Ta-Nehisi Coates sur le racisme aux États-Unis, Une colère noire (dont il déplore le titre français). En collaboration avec son camarade Alexis Bernaut, il vient de traduire aux éditions Le Temps des Cerises deux romans d'Earl Lovelace, écrivain de Trinité-et-Tobago: C'est juste un film (2017) et Salt, à paraître prochainement.

Ancienne élève de l’École Normale Supérieure de Lyon, agrégée de lettres modernes, Claire Ducournau est docteure de l’École des hautes études en sciences sociales. Maîtresse de conférences dans le département de lettres modernes de l’université Paul-Valéry à Montpellier 3, sociologue, elle mène ses recherches sur les productions littéraires africaines et sur leurs modalités de production, de réception et de reconnaissance.
Bibliographie sélective:
Avec Gisèle Sapiro (dirs.), « Représenter la colonisation », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n° 185, vol. 5, déc. 2010. 
Au sein du collectif Write Back (dir.), Postcolonial studies: modes d’emploi, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 2013.
La Fabrique des classiques africainsÉcrivains d'Afrique subsaharienne francophone, Paris, CNRS éditions, 2017
Avec Anthony Glinoer (dirs.), "Arpenter la vie littéraire", Biens Symboliques. Revue de sciences sociales sur les arts, la culture, et les idées / Symbolic Goods. A Social Science Journal on Arts, Culture, and Ideas, n°2, 2018

Suzanne Dufour est traductrice indépendante depuis 2010. Elle partage son temps entre traduction spécialisée et traduction littéraire et politique. Elle traduit de l'italien et de l'anglais au français. Elle a traduit Comprare e vendere sesso de Giulia Garofalo-Geymonat (en cotraduction avec Brune Seban, à paraître aux éditions iXe) et de nombreux articles. Elle travaille actuellement à la traduction de Borderlands, The New Mestiza de Gloria Anzaldùa (à paraître aux éditions Cambourakis, dans la collection Sorcières). Elle fait partie de l'association Utopia Traductions.






Née en Sète en 1984, Irène Gayraud est écrivaine et universitaire. Elle vit et travaille à Paris. Elle a publié trois recueils de poésie (à distance de souffle, l'air, Éditions du Petit Pois, 2014 ; Voltes, Al Manar, 2016 ; Point d'eau, Éditions du Petit Véhicule, 2017). Ses poèmes, ses micro-récits et ses articles sont régulièrement publiés dans des revues de poésie ou des collectifs en France et dans le monde. Elle traduit de la poésie de langues allemande, espagnole et italienne, et a en particulier traduit, en collaboration avec Christophe Mileschi, les Chants Orphiques et autres poèmes, de Dino Campana (Points, 2016). Ayant étudié la musique, elle s’intéresse aux rapports entre musique et poésie et travaille en collaboration avec des compositeurs. Elle est par ailleurs membre de l’Outranspo.



Après un passage par le journalisme et la création de sites web, Martin Granger a préféré prendre des chemins artistiques. Compositeur et interprète dans les Tripes à l'air (chansons cruelles) ou dans l'Humeur vitrée (poésie), il dirige aussi la Chorale à Vapeur et pratique la musique expérimentale au sein du collectif Muzzix. L'une de ses marottes : construire des automates qui débitent des discours politiques, de la langue de bois culturelle ou des chansons de variété prêtes à jouer. Il a co-écrit et joue avec l'oulipien Olivier Salon une pièce de théâtre, Conférence en forme de poire. Il participe régulièrement comme auteur ou comédien aux créations du collectif Métalu A Chahuter. Enfin, il anime régulièrement des ateliers d'écriture auprès de tous les publics, qui débouchent souvent sur des formes spectaculaires.

Kaoutar Harchi est sociologue, chercheure associée au Cerlis, Paris-Descartes, Visiting Professor a NYU. Elle est auteure de l'ouvrage Je n’ai qu’une langue et ce n'est pas la mienne. Des écrivains à l'épreuve et de trois romans dont deux publiés aux éditions Actes Sud. Ses travaux actuels portent sur l'articulation entre universalisme littéraire et racisme.
Bibliographie sélective:
Je n’ai qu’une langue et ce n’est pas la mienne, Pauvert / Fayard, 2016
A l'Origine notre père obscur, Actes sud, 2014
L'Ampleur du saccage, Actes sud, 2011

Abigail Lang est maître de conférences à l'université Paris Diderot où elle enseigne la littérature américaine et la traduction. Traductrice de poésie anglophone en français, elle dirige la collection Motion Method Memory aux Presses du réel et est membre de l’association Double Change qui organise des lectures bilingues et promeut les échanges transatlantiques en poésie. Elle est notamment la traductrice, avec Vincent Broqua, de l'auteure et artiste sonore américaine Tracie Morris.
Bibliographie sélective:
Hard Korè, poèmes, Tracie Morris, éditions Joca Seria, 2017


Leeo Lebel-Canto, membre d'Utopia Traductions, traduit, interprète et sous-titre professionnellement et dans le cadre de ses activités militantes depuis plus de dix ans en anglais, espagnol et français. Il est traversé par les mouvements militants autogérés, trans, féministes, anarchistes et queer, et s’intéresse au cinéma, à l’histoire, à la littérature ou encore à la théorie de l’art. L'importance du point de vue situé, de la transmission des luttes, des archives et de la production d'écrits, de cultures et d'histoires LGBTQI est au cœur de ses préoccupations actuelles. La question des mémoires et des représentations minoritaires l'incite à écrire et à mûrir des projets de films communautaires.
Bibliographie principale :
- Traduction littéraire, politique et théorique, notamment : 
  • Traduction et sous-titrage pour les Rencontres d’Arles, expositions officielles et rétrospectives, 2015-présent. 
  • Je suis inconcevable à leurs yeux, extrait de In our own words publié dans le magazine Timult, mars 2018.
  • Stone Butch Blues de Leslie Feinberg, à paraître aux éditions Hystériques et AssociéEs. Participation à la traduction collective.
  • Vers la plus queer des insurrections, Fray Baroque & Tegan Eanelli, Éditions Libertalia, 2016.
  • Cultures pornographiques : Anthologie des porn studies, Florian Vörös (dir.), Editions Amsterdam, 2015.
Natalie Levisalles est journaliste. Elle a longtemps travaillé à Libération, notamment pour les pages Sciences et le cahier Livres. 
Aujourd'hui, elle est éditrice et réalisatrice, elle intervient à l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille et écrit dans En attendant Nadeau.






Clémentine Mélois est née en 1980. Elle vit et travaille à Nantes. Diplômée des beaux-arts de Paris, membre de l'Oulipo, elle est l'auteure d'un recueil de pastiche par l'image de classiques de la littérature (Cent titres, publié chez Grasset en 2014), d'un roman inspiré de sa collection de listes de courses (Sinon j'oublie, Grasset 2017). Elle est aussi l'une des « Papous » de France Culture et contribue aux revues Mon lapin quotidien (L'Association), Le Courage (Grasset) et feu Le Tigre.
Son travail mêle culture pop et culture classique, culture web et histoire de l'art, dans un jeu sur les codes de la photographie et de l'édition.


Corinne Mencé-Caster Corinne Mencé-Caster a été présidente de l'université des Antilles et est actuellement professeure à l'Université Paris-Sorbonne en linguistique ibéro-romane. Médiéviste, linguiste, spécialiste des littératures et langues de la Caraïbe et de traductologie, notamment interculturelle, elle s’intéresse très tôt à toutes les formes de domination et à la question de l’autorité dans diverses sociétés. Elle compte plus d’une cinquantaine d’articles et d’ouvrages reconnus au plan international. Elle est également écrivaine, sous le pseudonyme de Mérine Céco.




Emilie Notéris se définit comme « travailleuse du texte ». Elle a publié des écrits théoriques, informés par les théories queer, féministes et qui prennent alternativement ou simultanément la forme d’essais ou de fictions. Elle a ainsi traduits des textes écoféministes (Reclaim), préfacé des textes des anarchistes Voltairine de Cleyre et Emma Goldman, et publié un essai sur le « fétichisme postmoderne ».Elle a développé la notion de « fiction réparatrice » en empruntant ce terme à la théoricienne féministe Eve Kosofsky Sedgwick, comme renversement de la tendance paranoïaque et dystopique de l’exercice théorique.
Bibliographie sélective:
Reclaim, recueil de textes écoféministes, Cambourakis, 2016  
La Fiction réparatrice, éditions Supernova, 2017

Traductrice de l'hébreu et directrice de la collection "Lettres hébraïques" d'Actes Sud depuis plus de quinze ans, Rosie Pinhas-Delpuech a également enseigné la littérature et la philosophie. Elle est aussi romancière, écrivant et publiant en français. En 2004, son ouvrage Suite byzantine s'est vu décerner une mention spéciale par le jury du prix Alberto-Benveniste. Elle a reçu ce même prix littéraire en 2014 pour l'ensemble de son œuvre.

Bibliographie sélective:
Le Troisième Temple, Yishaï Sarid, Actes sud, 2018
La vie en cinquante minutes, Benny Barbash, Zulma 2016
Le Roman égyptien, Orly Castel-Bloom, Actes sud, 2016
Tu seras mon couteau, David Grossman, Seuil, 2000

Marguerite Pozzoli est née en Italie. Agrégée de Lettres modernes, elle a traduit une centaine de titres. Depuis 1989, elle dirige la collection “Lettres italiennes” pour les éditions Actes Sud. Membre d’ATLF, elle a siégé à la commissions Littératures étrangères du CNL.
Parmi les auteurs traduits : P. P. Pasolini, A. M. Ortese, Roberto Saviano, (prix du Livre européen étranger 2010 pour La beauté et l’enfer, R. Laffont), Maurizio Maggiani, Giorgio Pressburger,  Stefano Benni, Luigi Guarnieri, Valerio Magrelli, Marta Morazzoni...
Derniers ouvrages traduits :
Les petites personnesAnna Maria Ortese, Actes Sud 2017
Le sosie d’Adolf HitlerLuigi Guarnieri, Actes Sud 2017
Chers monstresStefano Benni, Actes Sud, 2017
Le peuple de boisEmanuele Trevi, Actes Sud, 2017 (prix Marco Polo Venise 2017).
Un adultèreEdoardo Albinati, Actes Sud, 2018

Robert Rapilly écrit de la poésie depuis l'enfance, où il entendait son père déclamer Hugo, extraits originaux ou parodiques de la Légende des Siècles.
Il a renoncé aux activités successives de menuisier, de mélomane (cofondateur de l'ARA en 1984), d'architecte, de peintre et de formateur de l'Éducation nationale en français et maths auprès d'adultes. Il anime désormais des ateliers d'écriture avec l'association Zazie Mode d'Emploi, et dirige dans la Manche un festival oulipien : Pirouésie.
En même temps, il écrit sans relâche - suivant la prescription de son mentor Jacques Jouet - et imprime parfois lui-même ses poésies aux Éditions du Camembert ou chez LaProPo, Laboratoire de Procrastination Potentielle.

Charles Recoursé a d'abord réalisé deux stages en maison d’édition avant d'occuper le poste de responsable éditorial aux éditions Au diable vauvert. C’est durant cette période qu’il commence à traduire des ouvrages de littérature dont le Diable achète les droits. Fin 2011, il quitte la maison d’édition et se lance dans la traduction free-lance. Il est également membre du collectif inculte, juré du Prix de la Page 111 et organisateur d'événements gastronomico-musicaux.
Bibliographie sélective:
L'Oubli, David Foster Wallace, L'Olivier, 2016
Besoin de réel, David Shields, Au diable vauvert, 2016
Une comédie des erreurs, Nell Zink, Le Seuil, 2016
La douleur porte un costume de plumes, Max Porter, Le Seuil, 2016
La Fonction du balai, David Foster Wallace, Au diable vauvert, 2009

Nicolas Richard a traduit de l'anglais plus de 70 auteurs, dont Thomas Pynchon, Hunter S. Thompson, Philip K. Dick, Art Spiegelman, Richard Brautigan, Nick Cave. Il a traduit les dialogues français du film Inglourious Bastards de Quentin Tarantino. Son nouveau roman, La Dissipation, est sorti en janvier 2018. Il a été manager de groupes de rock, a retapé des appartements à Brooklyn, posé nu pour des étudiantes et pratique l'escalade en bloc et en falaise. Nicolas Richard habite actuellement près d'un fleuve, à côté d'une voie ferrée.
Principales traductions :
M Train, Patti Smith, Gallimard, 2016
C'est tout ce que j'ai à déclarer - Poésie complète, Richard Brautigan, Le Castor Astral, 2016
Enig Marcheur, Russell Hoban, Monsieur Toussaint Louverture, 2012

Coraline Soulier est professeure de lettres classiques au lycée Pasteur de Lille et engagée en pédagogie Freinet. Présidente de l'association Zazie Mode d'Emploi depuis 2015, elle y anime des ateliers d'écriture d'inspiration oulipienne et organise des événements littéraires. Elle s'essaie en amateure à la traduction du néerlandais. 






Eliane Viennot est professeure émérite de littérature française de la Renaissance à l'Université Jean Monnet (Saint-Etienne) et membre honoraire de l'Institut universitaire de France (2003-2013). Spécialiste de Marguerite de Valois et d'autres «femmes d'Etat» de la Renaissance, elle s’intéresse plus largement aux relations de pouvoir entre les sexes et à leur traitement historiographique sur la longue durée. Militante féministe depuis les années 1970, elle travaille également aux retrouvailles de la langue française avec l'usage du féminin.
Bibliographie sélective:
Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin, éditions iXe, 2017
L'Académie contre la langue française, éditions iXe, 2015



Le programme D'un Pays l'Autre reçoit le soutien de la Drac, du Conseil régional des Hauts de France, du département du Nord, de la Ville de Lille et de la Sofia (www.la.sofia.org).

     
 

Intervenants

Noomi B. Grüsig (traductrice)

Noomi B. Grüsig est traductrice, autrice, chercheuse indépendante et barmaid. Formée sur le terrain militant féministe et LGBT, elle a traduit en français des textes de référence (bell hooks, Julia Serano, Minnie Bruce Pratt, etc.) ainsi que de nombreux articles militants et communautaires.

Sur internet

Vous pouvez également retrouver D'un Pays l'Autre sur facebook ici.

Téléchargement

Contributions Vous pouvez enrichir le fonds de ressources en nous envoyant tout document