La Quotidienne

Plus que jamais, il y aura mille et une façons de voyager cette année. Parmi celles-ci, un bon véhicule pour aller au devant de territoires isolés, un autre modeste pour s’intégrer dans le trafic, ou attendre chez soi l’au delà des frontières. Trois livres, bonheurs de lecture, en font le tour.

 

Direction d’abord l’Espagne pour une épopée inédite dans la « Laponie espagnole ». Aussi baptisée Serrania Celtibérica, ce territoire sans accès à la mer s’étend sur dix provinces et cinq communautés autonomes, parfois à 20 ou 50 kms seulement de sites prestigieux, économiquement ou touristiquement, n’a ni identité ni délimitation précise, juste un présent d’abandon.

 

Paco Cerdà, journaliste, a pris une bonne voiture pour emprunter des routes défoncées, parfois juste chemins, afin de tenter de rencontrer les derniers habitants de villages oubliés des pouvoirs publics et de leurs voisins.

 

Le surnom de Laponie espagnole vient du fait qu’on y rencontre moins d’habitants au km2 qu’en Laponie où les résidents ont choisi leur sort alors qu’en Espagne, il leur a été imposé par l’émigration vers les grandes exploitations agricoles, les usines ou le tourisme.

 

Fin observateur et analyste, l’auteur plonge le lecteur dans une ambiance de Don Quichotte hors d’âge d’où le nom du livre, que « L’étranger » d’Albert Camus n’aurait pas dénié. Un grand moment d’introspection, d’enquête froide et sublimée qui doit assurément beaucoup à la belle traduction de Marielle Leroy.

 

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