Focus

De la violence politique à celle inhérente, parfois, à l’acte même de traduire, le festival D’un pays l’autre interroge pour sa 4ème édition les zones de frottement et de conflit.

En traversant l’Union Soviétique d’Anna Akhmatova et la Sicile d’après-guerre, l’Autriche et le Brésil contemporains, l’Afrique du Sud en plein apartheid et l’Ukraine d’Aharon Appelfeld, mais aussi le Japon ou encore la place de la langue arabe aujourd’hui en France, ce sont des questions à la croisée de l’intime, du social et du littéraire que nous explorerons avec nos invité.e.s. Si la violence s’incarne dans certains régimes politiques, notamment totalitaires, elle se manifeste également dans nos sociétés démocratiques : ainsi, les textes qui ont inspiré cette programmation (romans, essais, mangas) montrent bien à quel point l’exclusion, la discrimination, les dominations de toutes sortes s’insinuent dans les replis les plus insoupçonnés de nos vies, et à quel point, aussi, les luttes contre cet état des choses sont porteuses d’émancipation.

En compagnie d’écrivain.e.s, traducteurs et traductrices, sociologues, journalistes, dont le travail fait écho à ces violences subies mais surtout combattues, nous vous invitons dans plusieurs lieux de la métropole lilloise pour une série de rencontres, ateliers et tables rondes, avant de rejoindre Bruxelles et Passa Porta, la maison internationale des littératures qui accueillera le festival pendant tout le week-end. Et puisque, décidément, la traduction fait voyager, c’est à Orléans que nous vous convions pour clôturer cette édition avec une journée riche en échanges que nous avons conçu avec l’agence Ciclic et l’association Apotrad.

Plus de détails sur le site dédié au festival.