À paraître

Le catalogue des nouveautés à retrouver ici.


En librairie le 19 juin


 

   Mère d'invention, Clara Dupuis-Morency

 

« Je ne veux pas être une mère qui est toujours dans ses livres, je veux être interrompue, je veux pouvoir être dérangée, je ne veux pas qu’un enfant sente qu’il vit dans un ordre inférieur de réalité, que sa vie est contingente. Je veux qu’il se sente souverain, qu’il soit impérieux, qu’il soit insupportable. Je veux que ce soit l’écriture qui ressente les secousses du quotidien, les dérangements, la maladie, les caprices, je veux que l’écriture soit insomniaque, dépassée par la vie, qu’elle en souffre, et qu’on le sente, qu’on se dise : clairement, elle n’arrive pas à gérer, c’est trop pour elle, ça se voit que tout ça est au-dessus de ses forces, qu’elle concilie mal le travail et la famille, toujours en retard, décalée, c’est agaçant, à l’arrache, sur le bord d’une table, entre deux boires ou deux repas, dans un interstice de l’existence, c’est l’écriture qui finit par en souffrir, fatiguée, exténuée, on sent qu’il ne reste pour écrire qu’un zombie, une volonté exsangue, c’est instable, et c’est ça que je veux, qu’on dise que c’est bâclé et, pourtant, qu’on n’arrête pas de lire […]. »

 

  Chômage monstre, Antoine Mouton

                     (Nouvelle édition, nouveau format)

 

Chômage monstre questionne la difficulté de quitter un travail, de s’arracher à ce qui nous retient, puis de celle, ensuite, d’habiter un corps qu’on a longtemps prêté à un emploi. Pendant que les corps travaillent, les esprits et les idées chôment. Que retrouve-t-on dans un corps et une langue qu’on a trop longtemps désertés ? D’une forme d’aliénation à la tentative de se réapproprier son existence, l’auteur pointe la place normative que prend le travail dans nos vies en cinq séquences qui ressemblent tour à tour à des fables ou à des essais où se conjuguent sens et sonorités, idées et rythme. La forme poétique se prête alors de façon naturelle aux interrogations que soulèvent Chômage monstre.


                                 En librairie depuis janvier

 

                                     

 

Pour aller plus loin Mère d'invention, A mains nues, Rouge pute

Les auteurs

 

 

ELClara Dupuis-Morency est née à Québec en 1986. Elle a fait des études de lettres, et a écrit une thèse de doctorat en littérature comparée sur Marcel Proust et W. G. Sebald. Elle enseigne occasionnellement la littérature en tant que chargée de cours, et anime diverses activités intellectuelles et culturelles (podcasts, cycles de conférence, etc.). Elle fait partie du comité de rédaction de la revue Moebius depuis sa refonte en 2016, et a publié des textes dans des revues et cahiers littéraires (Cahiers littéraires Contre-jourRevue Post-Scriptum). Mère d’invention, son premier livre paraîtra le 10 avril et soulève le questionnement de la maternité.

 

 

EL


Antoine Mouton est né en 1981. Il reçoit Le prix des apprentis et lycéens de la région Paca pour Au nord tes parents, son premier texte paru au éditions La Dragonne, en 2004. Depuis, il évolue librement entre poésie, conte, récit en prose… Son premier roman, Le metteur en scène polonais, paru chez Christian Bourgois, a été retenu dans la sélection du prix Médicis 2015. Chômage monstre, paru en 2017 fait l'objet d'une nouvelle édition et d'un nouveau format. 

 


EL

 


Amandine Dhée, née en 1980 dans le Nord est écrivaine et commédienne. L’émancipation, notre rapport à autrui et à notre environnement de vie sont les thèmes récurrents qui marquent son travail, distingué par le prix Hors Concours pour La femme brouillon en 2017. En librairie le 17 janvier, À mains nues poursuit la réflexion entamée sur la représentation des femmes dans l’imaginaire collectif et leur émancipation. 



 

EL


Perrine Le Querrec est née en 1968 à Paris. Elle publie de la poésie, des romans, des pamphlets. Elle écrit par chocs, construit une langue et un regard à la poursuite des mots réticents, des silences résistants. L’ image comme l’ archive sont des matériaux essentiels à sa recherche poétique, tout comme son engagement auprès de ceux dont la parole est systématiquement bafouée. Rouge Pute sortira le 21 février et interroge des femmes, des héroïnes victimes de violences conjuguales. 




 



 



 

 

Les rencontres

 

 

 


Le 5 mars : Foire de Bruxelles : Table Ronde autour de la traduction (présentation de Contrebande par l'équipe de La Contre Allée en compagnie de Diane Meur et Corinna Gepner). En savoir +.
Le mars : Foire de Bruxelles : Rencontre avec Amandine DhéeEn savoir +.

Le 22 mars : Salon du Livre de ParisLa Contre Allée sera présente pour l'édition 2020 du Salon du Livre de Paris ! Perrine Le Querrec est invitée à une rencontre sur les violences faites aux femmes le dimanche 22 mars à 15h, en compagnie de Marie Vindy et de Louise Mey.
La rencontre avec Amandine Dhée se fera sur la scène Young Adult. Trois tables ronde sont prévues pour chacune de ses autrices : Irma Pelatan, Perrine Le Querrec et Amandine Dhée. En savoir +.

EL


Le 11 février à la Librairie Atout Livre203 Bis avenue Daumesnil, Paris pour une rencontre croisée avec Amandine Dhée et Aude Vidal. Plus d'info ici.

Le 12 février à la Librairie La vie devant soi76 Rue Maréchal Joffres, Nantes pour une rencontre croisée avec Amandine Dhée et Martin Page. Plus d'info ici.

Le 29 février au Centre Pompidou pour le Festival EffractionsPlace Georges-Pompidou, Paris pour une lecture musicale d'À mains nuesPlus d'info ici.

Retrouvez la suite des rencontres dans la rubrique événements.

Pour aller plus loin A mains nues, Amandine Dhée

Dans l'actualité

 

Le livre d'Amandine Dhée, défendu À mains nues ! 

Rapahëlle Leyris pour Le Monde : SOIF DE LIBERTÉ
"Fini la "glandouille". Elle était le moyen prôné par Amandine Dhée dans La Femme brouillon (La Contre Allée, 2017), pour "éradiquer la mère parfaite" et résister au discours de la maternité afin de trouver sa propre voie." L'article complet ici.

 



Marine Landrot pour Télérama N° 3654, janvier 2020.  : 

"On l'attendait, ce King Kong Théorie d’aujourd’hui. Un peu intimidée, sans doute exagérée, la comparaison s'impose, par l'aplomb naturel de l’écriture et l'amplitude féministe du discours. Avec son ton à elle, Amandine Dhée vient clarifier les esprits à point nommé, alors que la météo semble bien s'installer au tsunami violet." L'article complet ici.



 

 


L'Odeur de chlore d'Irma Pelatan fait son effet !

ARTICLE


Isabelle Motrot, dans Causette #107, janvier 2020 : L'EFFET AQUATIQUE

"C'est un livre mince, moins de cent pages, troublant et juste comme du haïku. Difficile à définir. Irma Pelatan précise que son court récit est la "chronique d'un corps qui fait des longeurs". Elle y raconte quatorze années de natation intense, dans l'extraordinaire piscine de Firminy-Vert, dans la Loire, conçue par Le Corbusier. Durant ces années, la narratrice quitte l'état de petite fille pour devenir une femme." L'article complet ici.

 

 



Dominique Aussenac, dans Le matricule des angesjanvier 2020 : CONQUIS TANT D'ORS ! 

"Dans un roman picaresque et baroque, l'écrivain catalano-mexicain Jordi Soler souffle sur des braises aztèques. La catalogne, petit pays qui se bat aujourd’hui pour son indépendance, connut dès le XIIème siècle un empire, une thalassocratie allant des Baléares jusqu'en Sardaigne. Jordi Soler, né en 1963 près de Veracruz au Mexique est prêt, lui, à l'étendre à... l'ancien Empire aztèque !" L'article complet ici.

 

Focus

D’Un Prix l’autre ...



Après La femme brouillon d'Amandine Dhée, en 2017, c'est cette fois Irma Pelatan qui reçoit le Prix Hors Concours 2019 pour son premier texte, L'Odeur de chlore, paru le 8 mars 2019. 

Un prix Nobel a pris la contre-allée

















Les Enfants Verts, de Olga Tokarczuk, traduit du polonais par Margot Carlier, a paru en 2016 au sein de la collection Fictions d'Europe que nous développons avec le concours de La Maison Européenne des Sciences de l'Homme et de la Société. 
Olga Tokarczuk nous avait fait le plaisir de nous rendre visite en octobre de la même année pour prendre part à une conversation en compagnie de Victor del Árbol, aux côtés de Margot Carlier et Claude Bleton. Ca se passait au théâtre de La Verrière, à Lille, et il est possible de visionner la rencontre sur le site de la MESHS, en suivant ce lien : ici