Les libraires en parlent

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Bertrand, Librairie le Biglemoi (Lille)

Border la bête, c’est l’histoire d’une reconstruction au milieu de la forêt et des animaux. Ce sont trois personnages en marge de la société qui nous emmènent découvrir la langue et le pouvoir salvateur de la forêt. C’est une belle lecture en nature writing et poésie.

Guillaume, Librairie Fracas (Lorient)

Vous prendrez bien une bonne dose de douceur ? Le second roman de Lune Vuillemin est arrivé chez la Contre Allée durant le mois de Janvier et il nous a mis du baume au cœur. « Border la bête » nous parle du vivant que l’on soigne, du vivant dans lequel nous cherchons notre place, et celui que nous contemplons, aux aguets, avec respect et déférence. Inspirée de la vie de son autrice, l’action se déroule au sein d’un espace de soin pour animaux sauvages et cultive les instants suspendus qui laissent la rencontre entre les Êtres se faire, humains comme non-humains. Ce second roman est pétri d’une subtile poésie et porte un regard chaleureux sur ses protagonistes. Pas besoin d’étaler plus la confiture sur la tartine : « Border la bête » nous a fait un bien fou et fait vibrer en nous la corde d’une certaine contemplation poétique et imagée, comme pour réenchanter le monde, jusque la neige sur les branches basses des arbres solitaires. Si vous cherchez un refuge au sein de l’hiver, « Border la bête » vous accueillera comme il se doit.

Emma, Librairie Le Bleuet

Aborder le roman de Lune Vuillemin est comme entrer dans une forêt pleine de grâce. Sentir la glace, crépitée, sous nos pas glissants. Caresser le lichen frais de la rosée du point du jour. Entendre les mésanges, les biches et les renards s’agiter avec agilité. Par l’excellence de son écriture, Lune Vuillemin, avive nos sens et provoque un plaisir de lecture indicible. Une auteure prometteuse.

https://www.lebleuet.fr/livre/9782376651338-border-la-bete-lune-vuillemin/

Maggy, Librairie Mots & Merveilles (Saint-Omer)

Comment vous parler d’un ouvrage qui vous tient éveillé au milieu de la nuit, et que même une fois terminé, il vous reste en tête jusqu’à l’endormissement.

Au coeur d’une nature luxuriante, cruelle et vivante, la narratrice échoue là, un peu par hasard avec juste un sac à dos, lourd du passé. S’habituer au froid mordant de l’hiver, au mauvais café, aux animaux blessés et craintifs qu’il faut lentement apprivoiser. La langue, poétique, coule comme la Babine à toute heure du jour, et nous emporte loin entre les arbres et les secrets sous les écorces. « Border la bête » de Lune Vuillemin, publié au Editions La Contre Allée, est un roman puissant, sorte de Nature Writing, où la nature semble questionner l’Homme afin de le replacer au centre de lui-même. Une lecture magnifique emprunte de poésie.

Aurélie, La Carline (Forcalquier)

Il y a dans ce roman une grâce et une intensité que l’on retrouve peu souvent. Et lorsque le miracle opère, c’est une invitation à se plonger corps et âme dans un univers, en l’occurence une forêt, aux côtés de personnages que Lune Vuillemin revêt d’une épaisseur et d’une humanité rares. Ce roman est un condensé de poésie, d’attention portée à l’autre et à la nature en particulier, une merveille de justesse, habitée par un vivant omniprésent, incarné et envoûtant.

Fanny, Librairie Curieuse (Saint Briac sur mer)

« Border la bête » ou s’enfouir en forêt boréale, « Border la bête » et se laisser aller à une plume ensauvagée, « Border la bête » et faire partie d’un petit élément tangible au sein d’une vaste nature fragile.

Lune Vuillemin nous trace un chemin fait de découvertes, d’ornières, de passage à gué, d’animaux blessés, d’arrogance, de deuil, de forces en présence, de sensualité.

Quand tu la lis, tu as l’impression d’être immergé-e dans un espace où l’humain est modelé par la forêt. Pour une fois que l’inverse se tait.

Le roman commence par une chute, celle d’une orignale dans l’eau glacée d’un lac. Un homme et une femme vont tenter de la secourir, tout comme ils vont secourir, d’une certaine manière, celle qui nous raconte cette histoire.

Arden et Jeff soignent les animaux blessés, font leur part, évoluent dans un territoire pour y célébrer chaque interstice de vie forestière, en adéquation totale avec celles et ceux qui y vivent : le sapin baumier, la rivière, les coyotes, les poissons, les mésanges, le mélèze géant, les dindons sauvages, cette richesse qui n’est pas infinie, ce monde là dont Lune Vuillemin nous donne à ressentir les palpitations, êtres à part entière.

« Dehors, il pleut. Pour la première fois depuis que je suis ici. Je sors sur le chemin recouvert d’une couche de glace qui craquelle dans cette chaleur liquide de courte durée. Je reste un moment sous un sapin baumier qui se dresse à côté de la grange. Je suis assez petite pour