Les libraires en parlent

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Librairie Calligrammes (La Rochelle)

Une allée qu’ils partagent sans se voir et une infinie souffrance en commun.

Comment faire face à la folie de son enfant qui délire ou veut mourir ?

Un roman absolument tragique et incroyablement beau !

Librairie L’Angle Rouge (Douarnenez)

Avec Eva Kavian, on chemine aux côtés de parents qui, avec l’abnégation et la douleur d’un Sisyphe, parcourent le petit chemin qui les conduit du bus à l’entrée de l’hôpital psychiatrique pour y visiter leur enfant qui a souhaité mourir. Elle dit cette mer(e) qui déferle indéfectiblement pour chercher les vêtements tachés d’urine ou de sang, puis la vague de retour, après l’institution, lourde, si lourde. Avec une écriture d’une justesse et d’une poésie remarquables, elle met des mots sur l’indicible, et dessine une carte des relations extrêmement sensibles. De chaque côté du sas, ni martyrs, ni saints, et surtout aucun coupable, mais bien un·e jeune adulte qui s’est brouillé·e avec la vie et un·e parent·e qui cherche la réponse adéquate, parce que rien n’est écrit dans le guide fourni à la naissance.

C’est un récit terriblement poignant, et la boule (de rage, d’empathie, d’amour) vous reste longtemps logée dans la gorge.

Sébastien du Blog de la Librairie Quai des Brumes (Strasbourg)

Il est parfois difficile de trouver les mots justes pour raconter une lecture, pour retranscrire notre émotion de lecteurs, pour donner simplement envie de lire…Ce texte est tellement plus que tout ce que je pourrais écrire ici !

Alors faites simplement le pari de L’Engravement et partagez une émotion distillée mot à mot…et vibrez jusqu’à ce moment magnifique où vous verserez, comme moi, des larmes en guise d’offrande à cette humanité fragile et invisible.

Librairie La Licorne (Uccle, Belgique)

Eva Kavian l’annonce d’emblée : elle fait désormais partie du « troupeau » de ceux qui, le cœur en lambeaux, font le chemin du parking à l’entrée de l’hôpital psychiatrique où se trouve leur enfant, en lisère de la vie. Elle donne vois à ces zombies qui, ensemble, forment un cortège funèbre derrière des cercueils vides. Le texte est d’une beauté effroyable, bouleversante et touche bien sûr à l’indicible.

Librairie Les Yeux qui pétillent (Valenciennes)

Un beau coup de coeur en vidéo pour L’Engravement, à visionner juste ici.

C’est pour moi le sens premier de la littérature, nous faire découvrir des vies qu’on ne connait pas, auxquelles on n’a pas accès, nous bouleverser et nous faire réfléchir. 

Ce roman est une merveille ! Avec une écriture directe et poétique, Eva Kavian nous plonge dans les pensées de personnes qui ont un.e proche en hopital psychiatrique. Elle nous parle de ces proches, du quotidien des hospitalisé.e.s, des doutes, des peurs, mais aussi de beaucoup d’amour. 

Ce roman ne vous quittera pas une fois refermé et c’est la plus belle chose que pouvait vous offrir l’auteure.

Margot de la Librairie Les Vinzelles (Volvic)

Une allée, contre allée, voie d’expression et de compréhension, analyse de l’autre, et de sa descendance, éviter la pente, et pourtant y aller…

On arpente avec les familles, les proches, qui rendent visite à des patients, dans un hôpital psychiatrique. Les proches plongent brutalement dans un monde qu’on connaît mal, avant d’avoir à le vivre. Et quand on visite un interné, le rythme de notre vie bascule, avec le sien. Le cri primal reste parfois tapi. Et on fait partie du troupeau de ceux qui souffrent mais se taisent, faisant ce qu’ils peuvent pour accompagner ceux qu’on interne parce qu’ils souhaitaient éviter de continuer à souffrir. Accompagner. Le mot juste, aussi.

« Tu jettes un regard dans le rétroviseur, tu ne reconnais pas ton visage. Tu n’es plus celle que tu étais. Et personne ne le sait.»

On a lu des livres qui se passent en HP, vu des films, entendu des gens en parler. Mais sait-on de quoi on parle, quand on n’y est pas allé, dans l’allée ? Sait-on ce que c’est que d’aimer un être interné ?

Au bout de cette allée, il y a ceux qu’on visite pour les saisir et les accompagner, de jeunes herbes folles qui décompensent, ont baissé et baissent encore les bras, s’enferment ou tentent de continuer à arpenter leur voie, leurs voix, leur route, même si échouées, égarées, mises en retrait ou de côté, face au bruit du monde.

Et le tu, le vous, puisque ce roman est celui d’un nous, tentent d’exister, relié, affronte nos douleurs, à nous aussi. Car ce roman dit « tu », « vous » donc « nous ». Ni ils, ni elles, le « nous » est une île à ailes.

Un chemin bordé de tous les doutes et incompréhensions, à affronter, aussi et à confronter au « nous » vital, comme celui d’un tribu, horde, nuée, mêlée d’êtres.

Et les pas avancent, font avancer, dans un étrange mouvement circulaire, pendulaire, cyclique et juste, car avancer est parfois revenir en revisite de ce et ceux qu’on aime, pour être sûr qu’on a saisi, l’autre aussi.

Ce roman nous offre un trousseau libéré de clefs de lecture de points de vue, de pensées à panser, de patients internés.

Les phrases sont orales, étranges et poétiques, rythmées même si parfois perdues, intérieures, car internées, pensées, intimes et quotidiennes. Belles à scander.

La solitude des internés libère car elle effleure le vrai tel qu’il est, quand on veut le voir.

L’amour, pas le dogme mais la compassion, la compréhension, l’accompagnement, le contournement de l’intense, de l’angoisse, de l’impasse, de la douleur, comprendre pour ramener l’être qui souffre à nous, vers le nous, le sauvera, peut être.

Engravement, racines, rhizomes, réseaux affectifs, compréhension sans jugement, l’amour de l’autre est ça, aussi… Il éclaire, il réchauffe, et ce malgré le mal qu’on a à l’accepter. Rester relié malgré la douleur, la peur, le mur.

Un beau, très beau texte, plein de résignation salvatrice et d’espoir réel, de quotidien secoué, à repenser, pensée pansée réalisable, réaliste, d’oscillation ajustante, ajustée.

Lire est une thérapie, et ce livre nous le prouve, enfin, tellement.

Merci, tellement aussi, Editions La Contre Allée .

Virginie du Forum des livres (Rennes)

Transhumance

L’engravement fait le récit d’une transhumance hebdomadaire, celle des parents qui rendent visite à leur enfant en hôpital psychiatrique. Leur enfant qui va mal, si mal. Aucun pathos, pas d’apitoiement dans l’écriture d’Eva Kavian mais des phrases brèves et juste qui disent l’essentiel de la souffrance et du désarroi de chacun. Un récit terrible et sublime à la fois qui continue de résonner longtemps après sa lecture.

Xavier de la Librairie L’Esperluette (Lyon)

«A vrai dire, la frontière est au niveau du parking et non à la porte du hall d’entrée».

Il est question dans ce roman de parents qui viennent rendre visite à leurs enfants, jeunes majeurs, hospitalisés dans une unité psychiatrique. Toute l’histoire se déroule dans l’allée amenant au bâtiment. Ils ne se connaissent pas, ne se connaitront peut-être jamais, mais ils font partie du même «troupeau», reconnaissables à leurs pas lents, perdus dans leurs pensées. «Il y a plein de parents autour de toi et ça te rassure un peu, tu marches à leur rythme. C’est la première fois que tu viens en visite».

Le lecteur est convoqué pour accompagner la déambulation de ses parents qui vont rendre visite à leurs enfants : le tutoiement utilisé nous fait entrer dans ce troupeau l’espace de quelques pas dans cette allée-repère, cet ici où se tisse et se détisse une communauté de parents concernés qui vont, viennent et reviennent. Pas de contre-allée possible, l’internement de leur enfant leur impose d’être là, de composer avec cette situation.

Il y a cette mère qui vient pour la première fois et qui a du mal à se mouvoir depuis que sa fille a voulu mourir. Ce père, docteur, qui se sent si différents des autres parents. Cet autre père, bien déterminé à faire sortir au plus vite son enfant. Cette mère qui venait déjà petite quand sa propre mère était hospitalisée dans le bâtiment d’à côté. Celle qui vient avec ses deux filles car leur frère a besoin d’elles. Ces parents qui viennent à deux… Et d’autres encore, tous enfermés dans leurs tourments et solitude.

Comment peut-on vivre quand son enfant est hospitalisé en psychiatrie ? Que ressent-on ? Où trouver la force ? Eva Kavian est toujours juste, les émotions sont peintes avec force et poésie.

A force de se focaliser sur cet espace-entre (l’allée), la durée s’insinue : l’allée se couvre de feuilles puis de gel pour laisser revenir le printemps. Et si les parents sont au cœur de ce remarquable roman, leurs grands enfants prennent vie aussi à travers leurs regards. Eva Kavian les compare aux baleines qui s’engravent. Enfin, la structure proposée vient compléter le tableau, intercalant entre chaque cheminement de parents, une brève parole de professionnel.

Un récit tout en sensibilité et sans lamento. D’une grande sincérité.

Librairie La Pluie d’été (Pont Croix)

« L’engravement  » d’Eva Kavian vient de paraître aux éditions de la Contre-Allée et c’est une merveille…

« Où avez vous la tête avec vos escarpins , vos souliers de ville, dans le dégel brutal ? Le bas de vos pantalons est trempé, vos manteaux tristes sont éclaboussés, de spash en splosh, rien ne vous arrête, la procession s’étire à peine, on pourrait la penser appliquée . A vrai dire , la frontière est au niveau du parking et non à la porte du hall d’entrée. Quand vous l’atteignez, vous pouvez abandonner vos masques. Ici personne ne vous demande d’être heureux. Vous êtes les parents . Le premier cercle. Personne ne vous demande de vous réjouir de vos vacances. Personne n’exige la moindre trace de joie sur vos visages. Il n’y a plus de quoi rire. On vous fiche la paix avec ça. Pas question pour autant de vous mettre à pleurer ou à laisser filer le moindre gémissement. Vous savez que si l’un commence, d’autre suivront. Vos larmes sont contagieuses. Alors, dans l’allée, votre peloton avance sans joie ni pleurs. Son sillage pue la misère humaine. » 

Cette cohorte , c’est celle des parents d’enfants qu’on interne en hôpital psychiatrique, des parents  qui vont rendre visite à des enfants qui  ont fait des tentatives de suicide, ou qui n’arrivent pas à vivre dans le monde moderne, qui sont comme des baleines échouées , les parents , le premier cercle dans un état de détresse extrême , où les différences de classes sociales s’annulent, où ce qui réunit ici est le désir de protéger, de reconstruire, de sauver.  Le récit  alterne des adresses aux parents dont on retrace la vie et le désarroi, et les commentaires des psychiatres qui tentent les explications rationnelles sur le mal être ou l’impossibilité d’exister qui secouent les jeunes internés. C’est bouleversant et magnifiquement tenu d’un bout à l’autre , Eva Kavian réussit ce tour de force de nous faire  passer de l’autre côté de la frontière d’un monde qu’on ne veut pas voir. 

«  tu sais aujourd’hui que d’autres parents , comme toi en ont fini avec le bonheur, ils marchent dans la neige. Ils vont rendre visite à leur drame ».

Marguerite de la Librairie Terre de Livres (Lyon)

Récits fragmentés de parents de jeune en souffrance psychique. Un sujet trop rarement abordé en littérature, porté par une écriture vibrante, charnelle, superbe ! Et NÉCESSAIRE !

Morgane de la Librairie L’Utopie (Paris)

L’Engravement ce sont ces vies qui se mêlent malgré elles, au bout d’une allée arborée, au gré des accidents de parcours.

L’Engravement, c’est un roman qui se révèle dans toute sa force comme un jeu de mikado dont on retire une à une les baguettes.

L’Engravement c’est un hommage à ces aidants souvent invisibles, qui remue le cœur immédiatement.

Librairie Météores (Bruxelles)

Qui a déjà dû côtoyer une hôpital psychiatrique, une prison, une maison gériatrique ou de soin, connaît ce moment sourd d’angoisses et de peurs juste avant d’en franchir la porte, sur le parking, dans le sas, dans cet entre-monde. Que l’on soit directement concerné par l’institution ou un proche en visite. C’est dans cet entre-deux que toutes les pensées se mettent à s’agiter, nous prennent au corps, que les petites culpabilités, le moment où on retient ses larmes ou au contraire, celui où on les fait couler, enfin, parce qu’on ne voulait pas pleurer à l’intérieur. Un livre plein de cette souffrance, mais aussi plein de tout l’amour que portent les proches. Fort de son passé d’animatrice en HP , Eva Kavian dans L’Engravement nous restitue les vécus, les manières dont on entre et on sort d’une institution psychiatrique, sans pour autant en faire une analyse de surplomb.

Marianne de la Librairie des Lisières (Villeneuve d’Ascq et Croix)

Dès que l’on lit quelques lignes de « L’Engravement », nous sommes instantanément projeté·es auprès de ses personnages, immergé·es dans leur quotidien, leurs questionnements, et leur douleur impuissante face au désarroi et aux difficultés de leur proche, interné dans un hôpital psychiatrique… Avec eux on arpente chaque jour ce chemin qui les mène à leur enfant, leur compagne ; un chemin plein d’appréhension quant à ce qu’ils découvriront, de doutes quant au comportement à adopter, d’interrogations face à la folie !
Quelques lignes seulement et c’est tout le roman que vous lirez, happé·es, comme en apnée. Eva Kavian est parvenue à un exploit : raconter l’indicible, et elle le fait avec tant de finesse, de franc-parler et d’humanité qu’elle nous marque profondément !

Librairie Le Biglemoi (Lille)

Le quotidien des proches de patients en psychiatrie raconté avec une beauté crue. L’insaisissable pourquoi du séjour, l’incompréhension face aux soignants font de L’Engravement une oeuvre forte, bouleversante, dont la trace reste longtemps après avoir refermé le livre.

Claire de la FNAC Victor Hugo (Grenoble)

Coup de coeur de L’engravement

Engraver, c’est échouer (sur le gravier), mais c’est aussi renforcer… Un roman au style étonnant, qui prend ses distances avec le sujet terrible de l’internement d’un enfant, et en même temps vous immerge totalement dans la vie de ces parents. Une réussite !

Stéphanie du Furet du nord (Lille)

Plusieurs voix se mêlent dans ce texte beau et sensible. Ce sont celles des proches d’adolescents hospitalisés en psychiatrie.

Préparez votre mouchoir ! Vous allez être bouleversés et émus par ces histoires de vies accidentées.

Un immense coup de coeur et surtout une lecture INOUBLIABLE…

Marie de la Librairie Filigranes Corner (Bruxelles)

Dans ce livre…

Vous trouverez un style particulier, poétique et percutant. Vous aurez la gorge terriblement nouée. Vous risquez de le garder dans votre coeur un bon bout de temps.

Librairie Papyrus (Namur)

Ce livre est un accélérateur d’empathie. Le style d’Eva Kavian fait mouche et on lit d’une traite, le coeur serré, inquiet avec chaque parent, chaque semaine…