Les libraires en parlent

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Jacques de la librairie Livre’s (Marche-en-Famenne, Belgique)

Une plume qui émeut jusqu’aux larmes pour une lecture dure mais qui déborde d’humanité et d’amour au delà du désespoir. Comment un livre peut-il exprimer avec tant de justesse la détresse des parents dont les enfants souffrent de maladie psychiatrique ?

Une réussite !!

Librairie Livre’S (Marche-en-Famenne, Belgique)

Quelle claque ! Jacques Malisoux, Annette et Gauthier m’avaient prévenue et ils ont bien fait ! Difficile de ne pas pleurer mais quelle force, quelle démonstration d’empathie que ce nouveau roman d’ Eva Kavian. Bravo, Bravo ! Un livre qui ne s’oublie pas ! Eva Kavian participera à une rencontre à la librairie Livre’S le samedi 3 décembre après-midi.

Natacha de la librairie Papyrus (Namur)

Eva Kavian signe un livre bouleversant au style incisif et soigné. Elle va chercher à la pointe de l’écriture, explorant les zones cachées des détresses d’aujourd’hui, notre capacité d’empathie et notre éveil à l’invisible désespoir des parents dont l’enfant adolescent souffre, funambule de la marge. Tenant la main à l’escouade silencieuse de ces pères et ces mères tous réunis malgré eux au-delà de leur diversité de milieux d’origine, elle nous secoue pour nous ouvrir les yeux à ces échoués du bruit assourdissant du monde.

Un livre fort, beau, profondément humain, porté par un objet-livre de très belle facture aux éditions de la Contre allée.

Natacha

Christine de la librairie du Plateau (Chevilly-Larue)

Rarement une écriture aura réuni parfaitement subtilité et puissance. Sur un sujet hyper difficile, Eva Kavian nous éblouit par sa cinématographie et ses angles saillants.

Librairie Quai de l’imaginaire (Audierne)

Sorti en mai 2022 aux Editions La Contre Allée « L’engravement » est un livre d’une puissance saisissante. Eva Kavian y aborde sur le mode de la fiction le sujet grave et assez peu traité d’être le proche ( parent mais pas seulement ) d’un.e jeune hospitalisée en psychiatrie. Construit comme une série de portraits, on suit page après page les allées et venues des parents qui comme des ombres écrasées par la souffrance, viennent rendre visite à leur enfant, leur épouse, leur petite fille, à l’hôpital, le temps d’un séjour plus ou moins long. Formant une cohorte hétéroclite, ces hommes et ces femmes se démènent face au drame qui brutalement déchirent leur existence et qui les unit un temps, le temps de monter l’allée qui mène vers le service où séjourne celui ou celle qu’ils viennent voir.

Entre chaque portrait, s’intercale un commentaire, comme glané ici et là, celui d’un psychiatre qui toujours semble absolument décalé au regard de la souffrance indicible de ces parents.

D’une justesse incroyable, ce livre bouleversant, à la fois poétique et cru, laisse une trace tenace sur son passage

Olivier de la librairie L’Esperluète

Une allée de gravier

Ce livre parle des parents d’enfants enfermés dans un hôpital psychiatrique. Ces parents qui se croisent sans se connaître dans l’allée qui mène aux visites, qui se scrutent un peu aussi, qui comparent leur malheur, ont tous ces mêmes graviers au cœur de leur vie, ces mêmes cailloux dans la chaussure. Ces brèves de vie souvent dramatiques, parfois drôles, sont toujours d’une justesse absolue, ce qui semble pourtant d’autant plus difficile que les personnages que l’auteure campe ne comprennent pas pourquoi leur enfant ne peut pas vivre dans le même monde qu’eux, ou pourquoi ce monde, s’ils s’y risquent, leur est si hostile. Eva Kavian y parvient pourtant. Mieux, elle restitue à ces gens qui pourraient être votre voisin, votre cousine ou vous-même, la part de poésie et de beauté que leur désespoir pourrait sinon écarter.

Librairie du Channel (Calais)

C’est une allée qui est au centre de ce texte et pas n’importe laquelle : celle qui part du parking de l’hôpital psychiatrique à son entrée, celle que foulent les familles pour rendre visite à un proche qui décompense, qui ne peut plus faire face au bruit de monde. Par ces allers-retours, le lecteur côtoie par l’emploi du « tu » l’espoir, la douleur et la solitude de ces personnages et suit leur évolution dans le temps. Entre chaque, la réponse de l’institution révèle les petites victoires et les difficultés des soignant mais aussi les dysfonctionnements du système de santé. Avec ce premier roman, Eva Kavian réussit un tour de force tant par sa construction que par l’émotion qui s’en dégage. D’une force inouïe.

Marion de la librairie des Danaïdes (Aix-les-bains)

Un très beau texte qui nous fait toucher du doigt la solitude sans fin et sans fond de parents dont un enfant a décompensé, au sens psychique du terme, et s’est retrouvé en hôpital psychiatrique. Par courtes séquences, l’autrice nous plonge dans leur intériorité où les émotions et les sentiments se déchainent, sur le chemin de l’hôpital, à l’hôpital, au sortir de l’hôpital : l’appréhension, la culpabilité, l’incompréhension, la tristesse, le désespoir… et aussi l’amour, malgré tout. 

Des liens invisibles et silencieux se tissent dans cette communauté de parents dévastés par la maladie mentale de leur enfant :

« Tu sais, aujourd’hui, que d’autres parents, comme toi, en ont fini avec le bonheur.
Ils marchent dans la neige.
Ils vont rendre visite à leur drame. » 

Une écriture fluide et imagée, qui glisse.
Un livre bouleversant.

Marion

Librairie La Carline (Forcalquier)

C’est une polyphonie. De parents, d’adolescents, parfois même de soignants. De familles qui parcourent une allée au bout de laquelle se trouve un hôpital psychiatrique. Des enfants y ont échoué; dans la folie, la douleur, l’égarement. Au bord du monde.

C’est un cri déchirant, usant avec force d’une poésie qui dit la solitude de chacun. C’est un texte qui se fracasse, au bout de cette allée, à la frontière des vies de « ceux qui ne vivent pas ça ». Nous, peut-être. D’où l’importance de ce livre.

Librairie Nos années folles (Colombes)

  • Définition engraver (verbe transitif) : Échouer (une embarcation) sur un fond de sable, de gravier.

Une allée qui serpente vers une bâtisse. Tout au long de ce chemin, des familles, des individus se croisent, se reconnaissent, se saluent ou non. Ce sont les proches de jeunes hospitalisés dans l’hôpital psychiatrique, destination finale de cette allée.

Des jeunes qui ne veulent plus vivre, ou ont basculé dans la folie. Brutalement.

Chacun porteur d’une histoire particulière, de cheminements différents, des fragments de vie que nous découvrons chapitre après chapitre.

Des familles qui souffrent, des jeunes pas prêts à vivre/survivre à notre époque.

Des êtes inadaptés et fragilisés par la vie, que l’actrice compare à des baleines :

« Certains pensent qu’elles (les baleines) sont capables de se suicider en s’échouant sur une plage mais il semblerait plutôt que ce soit le bruit du monde, le bruit de notre monde moderne, qui perturbe leur outil de navigation, puis pousse le stress à son paroxysme ingérable, et qu’ainsi, s’engravent ensemble, le long de certains rivages, plusieurs baleines égarées,après une vie portant solitaire. »

Un texte fort, un quotidien brut, mais malgré tout cette souffrance, une poésie dans l’écriture.

Bref, un roman qui marque.

Librairie Calligrammes (La Rochelle)

Une allée qu’ils partagent sans se voir et une infinie souffrance en commun.

Comment faire face à la folie de son enfant qui délire ou veut mourir ?

Un roman absolument tragique et incroyablement beau !

Librairie L’Angle Rouge (Douarnenez)

Avec Eva Kavian, on chemine aux côtés de parents qui, avec l’abnégation et la douleur d’un Sisyphe, parcourent le petit chemin qui les conduit du bus à l’entrée de l’hôpital psychiatrique pour y visiter leur enfant qui a souhaité mourir. Elle dit cette mer(e) qui déferle indéfectiblement pour chercher les vêtements tachés d’urine ou de sang, puis la vague de retour, après l’institution, lourde, si lourde. Avec une écriture d’une justesse et d’une poésie remarquables, elle met des mots sur l’indicible, et dessine une carte des relations extrêmement sensibles. De chaque côté du sas, ni martyrs, ni saints, et surtout aucun coupable, mais bien un·e jeune adulte qui s’est brouillé·e avec la vie et un·e parent·e qui cherche la réponse adéquate, parce que rien n’est écrit dans le guide fourni à la naissance.

C’est un récit terriblement poignant, et la boule (de rage, d’empathie, d’amour) vous reste longtemps logée dans la gorge.

Sébastien du Blog de la Librairie Quai des Brumes (Strasbourg)

Il est parfois difficile de trouver les mots justes pour raconter une lecture, pour retranscrire notre émotion de lecteurs, pour donner simplement envie de lire…Ce texte est tellement plus que tout ce que je pourrais écrire ici !

Alors faites simplement le pari de L’Engravement et partagez une émotion distillée mot à mot…et vibrez jusqu’à ce moment magnifique où vous verserez, comme moi, des larmes en guise d’offrande à cette humanité fragile et invisible.

Librairie La Licorne (Uccle, Belgique)

Eva Kavian l’annonce d’emblée : elle fait désormais partie du « troupeau » de ceux qui, le cœur en lambeaux, font le chemin du parking à l’entrée de l’hôpital psychiatrique où se trouve leur enfant, en lisère de la vie. Elle donne vois à ces zombies qui, ensemble, forment un cortège funèbre derrière des cercueils vides. Le texte est d’une beauté effroyable, bouleversante et touche bien sûr à l’indicible.

Librairie Les Yeux qui pétillent (Valenciennes)

Un beau coup de coeur en vidéo pour L’Engravement, à visionner juste ici.

C’est pour moi le sens premier de la littérature, nous faire découvrir des vies qu’on ne connait pas, auxquelles on n’a pas accès, nous bouleverser et nous faire réfléchir. 

Ce roman est une merveille ! Avec une écriture directe et poétique, Eva Kavian nous plonge dans les pensées de personnes qui ont un.e proche en hopital psychiatrique. Elle nous parle de ces proches, du quotidien des hospitalisé.e.s, des doutes, des peurs, mais aussi de beaucoup d’amour. 

Ce roman ne vous quittera pas une fois refermé et c’est la plus belle chose que pouvait vous offrir l’auteure.

Margot de la Librairie Les Vinzelles (Volvic)

Une allée, contre allée, voie d’expression et de compréhension, analyse de l’autre, et de sa descendance, éviter la pente, et pourtant y aller…

On arpente avec les familles, les proches, qui rendent visite à des patients, dans un hôpital psychiatrique. Les proches plongent brutalement dans un monde qu’on connaît mal, avant d’avoir à le vivre. Et quand on visite un interné, le rythme de notre vie bascule, avec le sien. Le cri primal reste parfois tapi. Et on fait partie du troupeau de ceux qui souffrent mais se taisent, faisant ce qu’ils peuvent pour accompagner ceux qu’on interne parce qu’ils souhaitaient éviter de continuer à souffrir. Accompagner. Le mot juste, aussi.

« Tu jettes un regard dans le rétroviseur, tu ne reconnais pas ton visage. Tu n’es plus celle que tu étais. Et personne ne le sait.»

On a lu des livres qui se passent en HP, vu des films, entendu des gens en parler. Mais sait-on de quoi on parle, quand on n’y est pas allé, dans l’allée ? Sait-on ce que c’est que d’aimer un être interné ?

Au bout de cette allée, il y a ceux qu’on visite pour les saisir et les accompagner, de jeunes herbes folles qui décompensent, ont baissé et baissent encore les bras, s’enferment ou tentent de continuer à arpenter leur voie, leurs voix, leur route, même si échouées, égarées, mises en retrait ou de côté, face au bruit du monde.

Et le tu, le vous, puisque ce roman est celui d’un nous, tentent d’exister, relié, affronte nos douleurs, à nous aussi. Car ce roman dit « tu », « vous » donc « nous ». Ni ils, ni elles, le « nous » est une île à ailes.

Un chemin bordé de tous les doutes et incompréhensions, à affronter, aussi et à confronter au « nous » vital, comme celui d’un tribu, horde, nuée, mêlée d’êtres.

Et les pas avancent, font avancer, dans un étrange mouvement circulaire, pendulaire, cyclique et juste, car avancer est parfois revenir en revisite de ce et ceux qu’on aime, pour être sûr qu’on a saisi, l’autre aussi.

Ce roman nous offre un trousseau libéré de clefs de lecture de points de vue, de pensées à panser, de patients internés.

Les phrases sont orales, étranges et poétiques, rythmées même si parfois perdues, intérieures, car internées, pensées, intimes et quotidiennes. Belles à scander.

La solitude des internés libère car elle effleure le vrai tel qu’il est, quand on veut le voir.

L’amour, pas le dogme mais la compassion, la compréhension, l’accompagnement, le contournement de l’intense, de l’angoisse, de l’impasse, de la douleur, comprendre pour ramener l’être qui souffre à nous, vers le nous, le sauvera, peut être.

Engravement, racines, rhizomes, réseaux affectifs, compréhension sans jugement, l’amour de l’autre est ça, aussi… Il éclaire, il réchauffe, et ce malgré le mal qu’on a à l’accepter. Rester relié malgré la douleur, la peur, le mur.

Un beau, très beau texte, plein de résignation salvatrice et d’espoir réel, de quotidien secoué, à repenser, pensée pansée réalisable, réaliste, d’oscillation ajustante, ajustée.

Lire est une thérapie, et ce livre nous le prouve, enfin, tellement.

Merci, tellement aussi, Editions La Contre Allée .

Virginie du Forum des livres (Rennes)

Transhumance

L’engravement fait le récit d’une transhumance hebdomadaire, celle des parents qui rendent visite à leur enfant en hôpital psychiatrique. Leur enfant qui va mal, si mal. Aucun pathos, pas d’apitoiement dans l’écriture d’Eva Kavian mais des phrases brèves et juste qui disent l’essentiel de la souffrance et du désarroi de chacun. Un récit terrible et sublime à la fois qui continue de résonner longtemps après sa lecture.

Xavier de la Librairie L’Esperluette (Lyon)

«A vrai dire, la frontière est au niveau du parking et non à la porte du hall d’entrée».

Il est question dans ce roman de parents qui viennent rendre visite à leurs enfants, jeunes majeurs, hospitalisés dans une unité psychiatrique. Toute l’histoire se déroule dans l’allée amenant au bâtiment. Ils ne se connaissent pas, ne se connaitront peut-être jamais, mais ils font partie du même «troupeau», reconnaissables à leurs pas lents, perdus dans leurs pensées. «Il y a plein de parents autour de toi et ça te rassure un peu, tu marches à leur rythme. C’est la première fois que tu viens en visite».

Le lecteur est convoqué pour accompagner la déambulation de ses parents qui vont rendre visite à leurs enfants : le tutoiement utilisé nous fait entrer dans ce troupeau l’espace de quelques pas dans cette allée-repère, cet ici où se tisse et se détisse une communauté de parents concernés qui vont, viennent et reviennent. Pas de contre-allée possible, l’internement de leur enfant leur impose d’être là, de composer avec cette situation.

Il y a cette mère qui vient pour la première fois et qui a du mal à se mouvoir depuis que sa fille a voulu mourir. Ce père, docteur, qui se sent si différents des autres parents. Cet autre père, bien déterminé à faire sortir au plus vite son enfant. Cette mère qui venait déjà petite quand sa propre mère était hospitalisée dans le bâtiment d’à côté. Celle qui vient avec ses deux filles car leur frère a besoin d’elles. Ces parents qui viennent à deux… Et d’autres encore, tous enfermés dans leurs tourments et solitude.

Comment peut-on vivre quand son enfant est hospitalisé en psychiatrie ? Que ressent-on ? Où trouver la force ? Eva Kavian est toujours juste, les émotions sont peintes avec force et poésie.

A force de se focaliser sur cet espace-entre (l’allée), la durée s’insinue : l’allée se couvre de feuilles puis de gel pour laisser revenir le printemps. Et si les parents sont au cœur de ce remarquable roman, leurs grands enfants prennent vie aussi à travers leurs regards. Eva Kavian les compare aux baleines qui s’engravent. Enfin, la structure proposée vient compléter le tableau, intercalant entre chaque cheminement de parents, une brève parole de professionnel.

Un récit tout en sensibilité et sans lamento. D’une grande sincérité.

Librairie La Pluie d’été (Pont Croix)

« L’engravement  » d’Eva Kavian vient de paraître aux éditions de la Contre-Allée et c’est une merveille…

« Où avez vous la tête avec vos escarpins , vos souliers de ville, dans le dégel brutal ? Le bas de vos pantalons est trempé, vos manteaux tristes sont éclaboussés, de spash en splosh, rien ne vous arrête, la procession s’étire à peine, on pourrait la penser appliquée . A vrai dire , la frontière est au niveau du parking et non à la porte du hall d’entrée. Quand vous l’atteignez, vous pouvez abandonner vos masques. Ici personne ne vous demande d’être heureux. Vous êtes les parents . Le premier cercle. Personne ne vous demande de vous réjouir de vos vacances. Personne n’exige la moindre trace de joie sur vos visages. Il n’y a plus de quoi rire. On vous fiche la paix avec ça. Pas question pour autant de vous mettre à pleurer ou à laisser filer le moindre gémissement. Vous savez que si l’un commence, d’autre suivront. Vos larmes sont contagieuses. Alors, dans l’allée, votre peloton avance sans joie ni pleurs. Son sillage pue la misère humaine. » 

Cette cohorte , c’est celle des parents d’enfants qu’on interne en hôpital psychiatrique, des parents  qui vont rendre visite à des enfants qui  ont fait des tentatives de suicide, ou qui n’arrivent pas à vivre dans le monde moderne, qui sont comme des baleines échouées , les parents , le premier cercle dans un état de détresse extrême , où les différences de classes sociales s’annulent, où ce qui réunit ici est le désir de protéger, de reconstruire, de sauver.  Le récit  alterne des adresses aux parents dont on retrace la vie et le désarroi, et les commentaires des psychiatres qui tentent les explications rationnelles sur le mal être ou l’impossibilité d’exister qui secouent les jeunes internés. C’est bouleversant et magnifiquement tenu d’un bout à l’autre , Eva Kavian réussit ce tour de force de nous faire  passer de l’autre côté de la frontière d’un monde qu’on ne veut pas voir. 

«  tu sais aujourd’hui que d’autres parents , comme toi en ont fini avec le bonheur, ils marchent dans la neige. Ils vont rendre visite à leur drame ».

Marguerite de la Librairie Terre de Livres (Lyon)

Récits fragmentés de parents de jeune en souffrance psychique. Un sujet trop rarement abordé en littérature, porté par une écriture vibrante, charnelle, superbe ! Et NÉCESSAIRE !

Morgane de la Librairie L’Utopie (Paris)

L’Engravement ce sont ces vies qui se mêlent malgré elles, au bout d’une allée arborée, au gré des accidents de parcours.

L’Engravement, c’est un roman qui se révèle dans toute sa force comme un jeu de mikado dont on retire une à une les baguettes.

L’Engravement c’est un hommage à ces aidants souvent invisibles, qui remue le cœur immédiatement.

Librairie Météores (Bruxelles)

Qui a déjà dû côtoyer une hôpital psychiatrique, une prison, une maison gériatrique ou de soin, connaît ce moment sourd d’angoisses et de peurs juste avant d’en franchir la porte, sur le parking, dans le sas, dans cet entre-monde. Que l’on soit directement concerné par l’institution ou un proche en visite. C’est dans cet entre-deux que toutes les pensées se mettent à s’agiter, nous prennent au corps, que les petites culpabilités, le moment où on retient ses larmes ou au contraire, celui où on les fait couler, enfin, parce qu’on ne voulait pas pleurer à l’intérieur. Un livre plein de cette souffrance, mais aussi plein de tout l’amour que portent les proches. Fort de son passé d’animatrice en HP , Eva Kavian dans L’Engravement nous restitue les vécus, les manières dont on entre et on sort d’une institution psychiatrique, sans pour autant en faire une analyse de surplomb.

Marianne de la Librairie des Lisières (Villeneuve d’Ascq et Croix)

Dès que l’on lit quelques lignes de « L’Engravement », nous sommes instantanément projeté·es auprès de ses personnages, immergé·es dans leur quotidien, leurs questionnements, et leur douleur impuissante face au désarroi et aux difficultés de leur proche, interné dans un hôpital psychiatrique… Avec eux on arpente chaque jour ce chemin qui les mène à leur enfant, leur compagne ; un chemin plein d’appréhension quant à ce qu’ils découvriront, de doutes quant au comportement à adopter, d’interrogations face à la folie !
Quelques lignes seulement et c’est tout le roman que vous lirez, happé·es, comme en apnée. Eva Kavian est parvenue à un exploit : raconter l’indicible, et elle le fait avec tant de finesse, de franc-parler et d’humanité qu’elle nous marque profondément !

Librairie Le Biglemoi (Lille)

Le quotidien des proches de patients en psychiatrie raconté avec une beauté crue. L’insaisissable pourquoi du séjour, l’incompréhension face aux soignants font de L’Engravement une oeuvre forte, bouleversante, dont la trace reste longtemps après avoir refermé le livre.

Claire de la FNAC Victor Hugo (Grenoble)

Coup de coeur de L’engravement

Engraver, c’est échouer (sur le gravier), mais c’est aussi renforcer… Un roman au style étonnant, qui prend ses distances avec le sujet terrible de l’internement d’un enfant, et en même temps vous immerge totalement dans la vie de ces parents. Une réussite !

Stéphanie du Furet du nord (Lille)

Plusieurs voix se mêlent dans ce texte beau et sensible. Ce sont celles des proches d’adolescents hospitalisés en psychiatrie.

Préparez votre mouchoir ! Vous allez être bouleversés et émus par ces histoires de vies accidentées.

Un immense coup de coeur et surtout une lecture INOUBLIABLE…

Marie de la Librairie Filigranes Corner (Bruxelles)

Dans ce livre…

Vous trouverez un style particulier, poétique et percutant. Vous aurez la gorge terriblement nouée. Vous risquez de le garder dans votre coeur un bon bout de temps.

Librairie Papyrus (Namur)

Ce livre est un accélérateur d’empathie. Le style d’Eva Kavian fait mouche et on lit d’une traite, le coeur serré, inquiet avec chaque parent, chaque semaine…