Revue de presse

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Nouvelles Lunes par Elise Thiébaut

Perrine Le Querrec est une poétesse et romancière que j’admire depuis des années. J’aurais voulu publier son dernier opus, Christa, dans Nouvelles Lunes, mais cela n’a pas été possible et je suis heureuse d’en partager ici un extrait pour vous donner une idée de sa prose lumineuse, à l’occasion de la sortie de son nouveau livre : Mutines. On terminera cette lettre avec quelques recommandations littéraires, punks et décoloniales. Et bonne année de la jument de feu, les amix !

Les temps sont durs pour les poètes et les poétesses, et la boue dégueulasse qui fond sur nous pourrait nous décourager. Pourtant, on n’a jamais eu autant besoin de ces mots qui élèvent, qui caressent, qui lacèrent. Il nous faut une langue, des langues, des puissances souterraines pour dire l’espoir qui nous quitte et nous rattrape dans un même mouvement.

Perrine Le Querrec est de ces lumières que l’on cherche dans les recoins obscurs de la violence. Ses livres délivrent. Ses mots sont des enfants nés de ses rencontres avec d’autres. Des femmes victimes de violences, par exemple, qui lui ont confié dans l’impressionnant Rouge pute (Ed. La Contre-Allée, 2020) les méandres de leurs calvaires et les chemins de leur libération. Rouge pute a été traduit dans plusieurs langues et a donné lieu à un spectacle musical avec Ronan Courty qui tourne depuis cinq ans. Signe d’un climat préfasciste propice à l’autocensure, plusieurs dates ont récemment été annulées à cause de ce titre qui serait “trop explicite” à l’approche des élections municipales.

Perrine Le Querrec raconte dans son prochain livre, disponible le 20 février à la Contre-Allée, la mutinerie d’un groupe de “mauvaises filles” qui, le 14 novembre 1934, ont décidé d’échapper à l’école de préservation (rien moins qu’un camp de redressement) où on les avait enfermées, le plus souvent à la demande d’un père. Inspirée d’un fait réel, Mutines raconte par le menu ces trois heures de révolte et de liberté durant lesquelles Marthe, Monelle, Jeanne ou Berthe, perchées sur le toit de l’école, vont se réapproprier leur enfance.

Cliquez ici pour lire l’article sur son site internet !

Le Temps, Alexandre Demidoff

Le Petit Journal : « Un véritable uppercut et débat de qualité »

UN VÉRITABLE UPPERCUT ET UN DÉBAT DE QUALITÉ
CIE L’ÉCHAPPÉE BELLE
PUBLIÉ LE 28 NOVEMBRE 2023

La Cie L’Échappée Belle a frappé fort avec Rouge Pute : trois colonnes de lumière rouge sur fond de scène noir et une contrebasse rouge qui attend. Une femme traîne le fil rouge de sa vie, et raconte à son micro toute sa douleur, ses hésitations, ses peurs… Martine Costes-Souyris est bouleversante dans sa lecture du recueil poétique de Perrine Le Querrec, écrit à partir des témoignages de femmes violentées. Elle est accompagnée par la contrebasse de Sylvain Colin. La mise en scène de Enrico Clarelli est subtile et captivante. Après le silence recueilli du public et les applaudissements fournis, la soirée s’est prolongée par un riche débat animé par Enrico Clarelli, Isabelle Comelli de Monpezat, vice-présidente de l’association Pause aux filaos et Geneviève Lagarde, avocate également engagée au service de cette cause. Texte si vrai, si juste. C’est un parcours très difficile de se mettre à distance
de l’emprise. Beaucoup d’allers-retours, pas facile de s’adresser à l’institution judiciaire ! En plus de la souffrance, devoir se justifier, et ressentir de la culpabilité. Le texte de Perrine Le Querrec extraordinaire, analyse parfaitement le cycle qui se met en place : au départ l’homme est dans la séduction, puis ça s’aggrave et puis il y a du répit, qui permet la fuite… On entend souvent des femmes s’excuser, « c’est de ma faute… ». Écouter et expliquer qu’elles ne sont pas coupables, ne jamais juger quelqu’un qui souffre. La contrebasse est bouleversante, traduisant l’émotion vécue, la voix grave de l’homme qui agresse et les cris de la victime. Les lumières sont comme un tableau peint sous les yeux du public. Patrick Denjean crée les ambiances en accord avec la musique, cris, angoisses, ombres, rouge, blessures… Pas besoin de mots, la douleur et la force de résister, l’anéantissement et l’espoir… tout y est.


Source : Le Petit Journal

La grande librairie

La grande librairie

Rouge pute, de Perrine Le Querrec, a été choisi par Camille Colas, de la Librairie du Channel à Calais dans Le Choix des libraires pour La Grande librairie. Découvrez son « Cri de rage » à partir de 1 min 28.

La Grande Librairie

La Grande Librairie

 

Agir par la culture

Lecteurs.com

« Poignant, fondamental, Rouge Pute est d’utilité publique.

Un cri dans la nuit au plus sombre de l’insoutenable. Perrine Le Querrec a rassemblé l’épars, meurtrissures, échos heurtant les falaises.

Femmes en annonce d’une parole rédemptrice. Femmes blessées au fronton conjugal. » Evlyne.

Pour retrouver l’article complet, cliquez ici.

La Croix

La Croix

La Croix l’Hebdo, « un poème pour la route », samedi 24 mai 2020, par Stéphane Bataillon.

« C’est un livre coup de poing. Qui retourne la violence par les mots des poèmes. Ceux issus des paroles recueillies par Perrine Le Querrec, lors d’une résidence d’écriture à Louviers auprès de femmes victimes de violences conjugales. Plongeant dans l’intime, l’ouvrage formule les danses entre l’amour et la haine, et la peur qui empêche de parler. Il dit l’hypocrisie des alentours, de ceux qui préfèrent trop souvent se taire. Il dit le silence, la détresse, mais aussi le courage de s’arracher, de s’enfuir, de se retrouver. Le rythme de la langue, l’impact des mots choisis, de leurs répétitions, donne à ce livre une puissance de vie qui dessille nos regards. »

A lire ici, avec un poème lu par Stéphane Bataillon.

Libération

Libération

Lundi poésie, par Guillaume Lecaplain, le 20 avril 2020

« À partir de ces témoignages, elle compose des poèmes, mais ne tombe jamais dans l’esthétisation. La parole de ces femmes reste brute, terrible, à la hauteur du traumatisme subi et de la difficulté de se reconstruire. »

À lire ici.

l’Humanité

l’Humanité

« Perrine Le Querrec a rencontré des femmes victimes de violences. Leurs paroles ont donné naissance, sous sa plume, à un livre qui sonne comme un manifeste. Une vitale leçon de courage. »

À lire ici.

Un dernier livre avant la fin du monde

Un dernier livre avant la fin du monde, le 23 mars 2020

« Ses poèmes sont brefs, percutants, violents comme les coups qui pleuvent et les insultent qui fusent. Ils font mal, ces écrits condensés de sensations brûlantes : la culpabilité, la peur permanente, la honte, l’indicible heurtent et marquent. »

À lire ici.

Diacritik

Diacritik, le 8 juin 2020: Perrine Le Querrec : Écrire en cannibale (Rouge Pute, Vers Valparaiso, La Bête et son corps de forêt)

« Pour dire ceux-là, les fragiles et les hors-norme, les blessés, pour leur rendre la parole et la dignité, Perrine Le Querrec engage un travail remarquable de la langue, unique dans le paysage littéraire, un travail de digestion à la fois de l’autre et du monde, par la poésie. Prêter sa langue à l’autre, entrer en résonance avec d’autres vies que la sienne, suppose un étonnant travail d’enquête et d’empathie, d’incorporation des sujets, qui donne à ses livres la puissance d’un acte rituel cannibale, tel qu’elle le décrit dans la peinture de Bacon et comme le définissait Lévi-Strauss, qu’elle cite volontiers : « Nous sommes tous des cannibales. Après tout le moyen le plus simple d’identifier autrui à soi-même c’est encore de le manger. » »

À lire ici.

One Heart

Rouge Pute, la poésie plus forte que les coups

En 2019, en France, 149 femmes ont été tuées sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint. Longtemps taboues, les violences faites aux femmes sont maintenant pointées du doigt et médiatisées. Pour autant, les choses ne bougent que très peu. C’est l’idée que défend l’auteure Perrine Le Querrec dans un nouveau recueil de poèmes intitulé Rouge Pute, publié aux éditions La contre allée.

L’article complet et son entretien sur le site de One Heart, à lire et à regarder ici.