Revue de presse

← Une présence idéale

Nouveaux espaces latinos

« Une présence idéale » de l’écrivain argentin Eduardo Berti sort en édition économique

Publié aux éditions Flammarion en 2017, le livre d’Eduardo Berti sort maintenant aux éditions La Contre Allée en une version économique. Ils sont médecin, interne, infirmier, brancardier mais aussi esthéticienne, musicienne, lectrice bénévole. À l’hôpital, un à un, ils prennent la parole pour raconter les patients et les familles qui les ont marqués, les liens subtils qu’ils ont noués, les dilemmes auxquels ils ont été confrontés. En côtoyant la mort au plus près, Eduardo Berti parvient, avec une sobriété et une simplicité exemplaire, à dire ce qu’est la vie. Il livre, avec ce vibrant hommage aux soignants, un magnifique portrait de la condition humaine. De grande actualité.

Eduardo Berti est né en Argentine, en 1964. Écrivain de langue espagnole, mais aussi de langue française, il est l’auteur de plusieurs recueils de nouvelles et romans. Il est traduit en huit langues, notamment en langue française où on peut trouver presque toute son œuvre : les micronouvelles de La vie impossible (prix Libralire 2003), les nouvelles de L’Inoubliable et les romans Le Désordre électriqueMadame Wakefield (finaliste du prix Fémina), Tous les Funes (finaliste du Prix Herralde 2004), L’Ombre du Boxeur et Le Pays imaginé (prix Emecé 2011 et prix Las Américas 2012), sans parler de deux textes difficiles à classer : Les Petits miroirs et Rétrospective de Bernabé Lofuedo. Ses livres sont publiés, principalement, aux éditions Actes Sud et traduits par Jean-Marie Saint-Lu. Son premier roman écrit en français est paru en 2017 chez Flammarion : Une présence idéale. Ces derniers livres en espagnol sont les romans Un padre extranjero et Faster, et les nouvelles de Círculo de lectores. Ces derniers livres publiés en France sont Inventaire d’inventions (inventées), fruit d’une collaboration avec le collectif Monobloque, les Poèmes de babyfoot et L’Ivresse sans fin des portes tournantes. Après la sortie (janvier 2021) de la traduction de son roman Un père étranger(La Contre Allée) et de son livre Demain s’annonce plus calme (éditions do),  vient de paraître Un fils étranger (La Contre Allée), extension ou écho d’ Un père étranger. Il est membre de l’Oulipo depuis juin 2014.

Ils sont médecin, interne, infirmier, brancardier, mais aussi esthéticienne, musicienne, lectrice bénévole. À l’hôpital, un à un, ils prennent la parole pour raconter les patients et les familles qui les ont marqués, les liens subtils qu’ils ont noués, les dilemmes auxquels ils ont été confrontés. Par petites touches, ils décrivent la vie au jour le jour quand il s’agit d’apporter des soins au corps, mais aussi à l’âme de ceux qui leur sont confiés au sein de cette unité différente des autres, celle des soins palliatifs. Les malades, ici, ne guériront pas, et les soignants s’efforcent de trouver non la distance idéale, mais la présence idéale auprès d’eux. Car ils ont cette vocation singulière : apaiser ceux qui partent, réconforter ceux qui restent. En côtoyant la mort au plus près, Eduardo Berti parvient, avec une sobriété et une simplicité exemplaire, à dire ce qu’est la vie. Et livre, avec ce vibrant hommage aux soignants, un magnifique portrait de la condition humaine.