@lowsleeperr
Bord’eLLes : Qu’est-ce qui est plus politique que la manière dont les femmes doivent encore, aujourd’hui, trouver leur place dans un monde qui ne leur laisse ni le temps, ni l’espace, ni toujours la légitimité de la parole ?
La charge mentale, le partage inégal du temps, la difficulté structurelle à produire de la pensée ou de la création quand la vie quotidienne est saturée par le travail, la maternité, et les responsabilités domestiques… Comment les politiques publiques peuvent-elles négliger 50% de la population ? malgré des avancées, les dispositifs de soutien à la parentalité, à la réduction des inégalités domestiques ou à l’accès au temps choisi restent insuffisants pour transformer réellement les rapports sociaux de genre. L’écriture, la poésie, est acte de résistance contre une organisation sociale qui assigne encore largement les femmes à l’invisible, à la frontière.
Intégrée dans les normes, les attentes, les injonctions contradictoires, la violence est mère présente mais aussi performante professionnellement. Être libre mais conforme, désirer mais sans excès, produire mais sans déranger. Cette tension de l’angoisse et de la colère est une prison ou un cimetière.
L’intime, le soi, l’autre et le politique, forment une ossature de la rencontre réconciliante. En racontant le corps, la maternité, la sexualité ou le quotidien, on crée l’ouverture, l’écoute de tous. Et l’exclusion cesse.
Aux éditions La contre allée


