Des lions comme des danseuses

On avait beau jeu d’affirmer qu’elles avaient été achetées, car certains explorateurs ou certains représentants de l’Etat français (…) avaient sans doute troqué ces œuvres contre peu d’argent, ou des babioles, ou des menaces. Aucune transaction inattaquable, certainement. Certes il était possible d’affirmer qu’en les volant on les avait sauvées mais c’était tout de même tordu.

En trouvant l’audace d’intenter une procédure contre le Musée du quai Branly, à Paris, le roi de Bangoulap – un village du pays bamiléké, dans l’Est du Cameroun –, ne pouvait pas deviner que c’était en fait l’Europe libérale et carnassière qu’il allait complètement déshabiller.

Une fiction inspirée de la spoliation des biens culturels africains pratiquée par les pays fondateurs de l’Union européenne durant les années de colonisation.

Arno Bertina

Né en 1975, Arno Bertina publie son premier roman, Le dehors ou la migration des truites, chez Actes Sud en 2001. Paraitront ensuite Appoggio (Actes Sud, 2003) et Anima motrix
(Verticales, 2006), ces trois titres constituant une manière de
triptyque. En marge, il va initier de nombreuses collaborations avec des
photographes, ou au sein du collectif Inculte. Je suis une aventure, son dernier roman, est paru en 2012 chez Verticales.

Sur internet

Video de la rencontre à la librairie Le Tirloy, le 16 mars 2015, par Libfly :

 

 

 

Rencontre autour de la collection Fictions d'Europe au Théâtre du Nord, le 15 avril 2015

Téléchargement