Revue de presse

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Untitled Magazine

Une chronique publiée le 28 septembre 2022, dans la « pochothèque » mensuelle de la rédaction d’Untitled Magazine :

Dans son roman choral, Sara Rosenberg nous propose de suivre la vie et les mésaventures d’une révolutionnaire argentine, Julia Bernstein, à travers les récits croisés de ceux qui l’ont connue et côtoyée, famille, camarades de lutte, amants ou informateurs repentis, dans les années 1970. Nous découvrons donc le personnage de cette femme qui s’est battue toute sa – courte – vie pour la liberté des citoyen.nes argentin.es, qui a tenté de redistribuer aux plus pauvres, de leur donner des clés d’éducation et de compréhension de ce qui les entoure, et qui a inévitablement fait des séjours en prison, en tant que prisonnière politique.

Récit passionnant extrêmement documenté sur ce qu’était la révolution politique au cours de ces années décisives pour une Argentine qui s’est enfoncée petit à petit dans la dictature, Un fil rouge bouleverse par le mélange entre les anecdotes d’ami.es qui ont aimé Julia et par les réflexions politiques mises en place par ses camarades de lutte communistes, par l’inscription du contexte argentin dans une Amérique latine en grand bouleversement.

Un roman incontournable pour qui veut comprendre la résistance politique de gauche dans ces années 1970 en Argentine de l’intérieur. On s’attache si facilement à Julia et à son destin tragique qu’on a l’impression d’avoir parcouru un bout de chemin à ses côtés.

Eric Darsan

Ainsi, parce qu’elle apparaît dans toute son humanité, Julia, plus qu’un symbole désincarné, permet d’interroger la place de l’individu dans l’histoire, dans la résistance à l’oppression, valable en tous temps et en tous lieux (…).
Un fil rouge qu’il s’agit en somme non de fuir comme un animal pris au piège, mais de suivre et de voir venir afin de ne pas se laisser encercler.

Du fil à retordre

La splendeur et la profondeur de la voix qui s’élève, mêlant exaltation, nostalgie, révolte et lucidité (…).

Au delà du fil de la peur, il y a celui de la mémoire. Le démêler est pour chacun un travail nécessaire. Vital, même et surtout lorsqu’il réveille douleur et colère. C’est dans cette aventure que nous entraîne irrésistiblement Un fil rouge..

Biblio-net

Pas de doute il y a dans le catalogue des maisons d’édition indépendantes de véritables pépites. Un fil rouge de Sara Rosenberg en est une. (…)

Une lecture prenante, riche en émotion et dont on se souvient longtemps.

Radio Campus, émission « Paludes »

Radio Campus, émission « Paludes »

Emission Paludes 652 (octobre 2012), par Nikola Delescluse

Chroniques consacrées à des écrits. Loin de tout cirque médiatique et de toute clique éditoriale, Paludes se propose de porter jusqu’au bout les idées qu’il soulève, tout en respectant l’idiosyncrasie de
l’auditeur…


« L’écriture de Sara Rosenberg est portée par la poésie, elle disait hier que la langue pour elle était fondamentale, parler c’est
vivre et tant qu’elle pourra parler elle vivra, contre toutes les morts qui ont été accumulées au-dessus de sa tête. Et la poésie c’est aussi le refus de cette langue mercantile, cette langue économique qui s’impose de plus en plus au monde et qui permet de tenir à distance
les mâchoires dans lesquelles on voudrait faire plier toute la société… »

Revue L’Amour des livres

Mai 2013 – Revue destinée aux libraires

Quand Julia Berenstein, jeune révolutionnaire argentine, disparaît, Miguel, son ami d’enfance, entreprend la réalisation d’un documentaire. Dans le sillage de cette militante à fleur de peau, de l’Argentine à l’Espagne, on rencontre ceux qui ont croisé la route de cette femme qui n’a laissé personne indifférent : on l’a aimée, aidée ou trahie… Dans cette réalité dictatoriale, un récit polyphonique où
histoire collective et individuelle se croisent, portées par une plume à l’authenticité troublante.

Victor del Arbol (auteur de La tristesse du samouraï)

Sara Rosenberg possède la rare qualité d’évoquer les émotions les plus profondes avec une simplicité des plus dénudées. Elle ouvre avec une sincérité magistrale les portes de la mémoire pour nous rappeler que plus que le vécu, c’est se souvenir qui est essentiel. Un écrivain magistral.

VIDEO / Salon du livre de Paris 2014

VIDEO / Salon du livre de Paris 2014

Écrivain argentins

Irène Meyer recense les nouvelles publications argentines traduites en français :
http://ecrivainsargentins.viabloga.com/rosenberg_sara.shtml

et sur son blog
http://ecrivainsargentins.viabloga.com/

Sous la forme d’un puzzle narratif, Un fil rouge, premier roman de Sara Rosenberg, raconte l’histoire de Julia Berenstein, jeune femme engagée dans l’action révolutionnaire en Argentine, dans les années soixante dix.
A travers le discours et la perception des personnes qui l’ont connue, le lecteur découvre petit à petit l’histoire des disparus dans un contexte de lutte armée et de « guerre sale ». La polyphonie et les différentes modalités d’écriture, de même que la construction labyrinthique du roman obligent à une lecture active grâce à laquelle le lecteur doit se faire sa propre idée sur ce moment historique tragique. Une voix peu à peu s’impose, celle de Miguel, ami de Julia, qui veut faire un film sur elle en interrogeant tous ceux qui ont croisé son chemin, l’ont aidée, aimée, incomprise ou trahie jusqu’à sa disparition.
Miguel sur les traces de Julia est en quête de vérité, mais faire ce film sur l’amie d’enfance à jamais perdue est aussi une façon de faire son deuil, en rendant une présence à la défunte absente. Authentique et émouvant, Un fil rouge tente de restituer la douleur de ceux qui restent, leur incompréhension face à la violence.
Dans ce roman politique et poétique, Sara Rosenberg nous livre une vision contrastée et juste d’une période récente où la quête d’un idéal de justice sociale a laissé place à l’affrontement armée, la terreur et le désespoir de toute une génération.