En librairie...

 

en librairie le 7 juin 2019

 

DésherbageSophie G. Lucas

« Mais qu’est-ce que c’est que ce truc de vouloir toujours occuper les gens ? Des animations, des ateliers de je ne sais quoi, yoga, tricot, mais qu’on nous fiche un peu la paix ! [...] On peut avoir envie d’aller en bibliothèque pour ne rien faire. Juste être là, au milieu d’autres, être disponible à soi-même, à ce qui peut venir en soi. » 

ainsi que...

 

Mon Fils en roseCamilla Vivian

traduit de l'italien par Hazel Goram et Nino S. Dufour

« ‘‘Pourquoi je ne peux pas sortir en jupe ? - Parce que les garçons ne mettent pas de jupes. - Et alors pourquoi les fi lles peuvent mettre des pantalons ? - Parce que les pantalons peuvent être aussi bien pour les filles que pour les garçons. - Et pourquoi pas la jupe ?’’ Vous sauriez répondre à ça ? » 

 

... Depuis la rentrée

 

Paru le 17 mai 2019

Des Lions commes des danseusesArno Bertina (nouvelle édition)

 

« On avait beau jeu d’affirmer qu’elles avaient été achetées, car certains explorateurs ou certains représentants de l’Etat français (…) avaient sans doute troqué ces œuvres contre peu d’argent, ou des babioles, ou des menaces. Aucune transaction inattaquable, certainement. Certes il était possible d’affirmer qu’en les volant on les avait sauvées mais c’était tout de même tordu. »

 

 

 

Paru le 19 avril 2019

 Le Nuage et la valse, Ferdinand Peroutka

traduit du tchèque par Hélène Belletto-Sussel

« L’  histoire n’  a rien d’  un récit linéaire. L’  unité est assurée par la thématique. Entre le prologue, où le lecteur fait connaissance avec un peintre raté errant par les rues de Vienne, et l’  épilogue, à la fois apaisé et inquiétant, il y a les camps, mais pas seulement. (...) Le rythme est nerveux, la caméra bouge tout le temps, d’ un lieu à l’ autre, d’  une personne à l’ autre, offrant une vision à la fois kaléidoscopique et panoramique (...). Malgré l’ apparente sécheresse de ton, le refus de tout pathos, la volonté de distance et de neutralité, une grande émotion se dégage du récit. (...) Ces hommes et ces femmes ne sont pas des héros, ou alors malgré eux, sans le savoir. Ils sont simplement des humains, ils traversent la vie, ridicules, admirables, répugnants, tragiques, et l’ensemble, mine de rien, est bouleversant (...). » Hélène Belletto-Sussel

 

 

Paru le 8 mars 2019

L'odeur de chlore, Irma Pelatan

« (...)Le Corbusier. C’est la chronique d’un corps qui fait ses longueurs dans la piscine du Corbusier à Firminy. Le lieu est traité comme contrainte d’écriture qui, passage de bras après passage de bras, guide la remémoration. Dans ces allers-retours, propres à l’entraînement, soudain ce qui était vraiment à raconter revient : le souvenir enfoui offre brutalement son effarante profondeur. Quelque chose de très contemporain cherche à se formuler ici : comment dit-on « l’usager » au féminin ? Comment calcule-t-on la stature de la femme du Modulor ? Lorsque le corps idéal est conçu comme le lieu du standard, comment s’approprier son propre corps ? Comment faire naître sa voix ? Comment dégager son récit du grand récit de l’architecte? 
J’ai cherché à traduire la langue du corps, une langue qui est toute eau et rythme. Délaissant la fiction, j’ai laissé le réel me submerger. À la « machine à habiter », je réponds avec du corps, de la chair, jusqu’à rendre visible l’invisible, jusqu’à donner une place à l’inaudible. »
Irma Pelatan

 

Les auteurs

 

 

Ferdinand Peroutka (1895-1978) était un journaliste et écrivain tchèque. Éminent penseur politique et journaliste de la première République tchécoslovaque, Peroutka a été persécuté par le régime nazi pour ses convictions démocratiques et emprisonné au camp de concentration de Buchenwald. Dirigeant plusieurs revues, dont le magazine politique et culturel Přítomnost pour lequel il collabore avec Milena Jesenská, il écrivit aussi des essais, des romans et des pièces, dont l’une deviendra un roman : Le Nuage et la valse. En  1948,  il  s’exile  aux  États-Unis.  Durant  trente  années  passées  outre-Atlantique,  il  ne  quittera  pas  le  journalisme. Jusqu’en 1961, il travaille pour la Radio libre d’Europe, Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL), fondée à New York en 1949. Le siège, à Munich, diffuse vers la Tchécoslovaquie.Ferdinand  Peroutka  est  mort  à  New  York  le  20  avril  1978.  Son  corps  a  été  ramené  plus  tard,  en  1991,  au  cimetière de Vyšehrad à Prague.
En 1995 est créé le Prix Ferdinand Pertouka, aujourd’hui considéré comme un prix prestigieux du journalisme en République tchèque.

 

 



Hélène Belletto-Sussel est traductrice de l’allemand et du tchèque. Elle a traduit des textes de Bernward Vesper, Peter Schneider, Walter Mehring, Karin Reschke, Martin Walser, Ingeborg Bachmann. Elle a également traduit du tchèque : Josef Čermák, Franz Kafka, Fables et mystifications (Presses universitaires du Septentrion, 2010) et du tchèque et de l’allemand : Milena Jesenská, Lettres de Milena 1938-1944 - de Prague à Ravensbrück (Presses universitaires du Septentrion, 2016). Elle est auteure de plusieurs essais sur la littérature allemande aux éditions Armand Colin et PUF.
 


Irma Pelatan est née quelque part sur le calcaire pelé du Causse Méjean, vers 1875. C’est cependant sous l’exact soleil de Tunisie qu’elle est morte, en 1957. Sur la carte entre les pointes du compas, s’ouvre tout l’espace de la Méditerranée, ce centre flottant – infini terrain de jeu pour sa soif d’ailleurs, pour ce fol esprit aventureux.

Irma Pelatan a beaucoup nagé. Entre 4 et 18 ans, elle fréquente deux à trois soirs par semaine la piscine du site Le Corbusier, à Firminy, dans la Loire. Cette fréquentation fonde en elle un certain rapport au corps et un certain rapport au rythme.Depuis, partout, elle poursuit la grande poétique de l’ eau. 
Irma Pelatan a pris corps à nouveau – son corps – le neuf mars 2017, dans la chambre douze de l’hôpital de Vienne. Depuis, elle conquiert du terrain.

 

 

 

Née en 1967, Maylis de Kerangal a été éditrice pour les Éditions du Baron perché et a longtemps travaillé avec Pierre Marchand aux Guides Gallimard puis à la jeunesse. Elle est, aujourd’hui, notamment membre du collectif Inculte. L’oeuvre de Maylis de Kerangal, principalement publiée aux Éditions Verticales, a été primée à de nombreuses reprises : Réparer les vivants, couronné de dix prix littéraires, Corniche Kennedy (Prix Murat-un roman français pour l’Italie), Naissance d’un pont (Prix Médicis), Tangente vers l’Est (Prix Landerneau 2012), ainsi que le Grand Prix de littérature Henri-Gal de l’Académie Française 2014 pour l’ensemble de son oeuvre.

 

 

Les rencontres

 



Marché de la Poésie : 5-9 juin 2019

Du 5 au 9 juin, nous serons présents lors du 37ème Marché de la Poésie, place Saint-Sulpice, à Paris. 

Un rendez-vous littéraire à ne pas manquer ! N'hésitez pas à venir faire un tour pour découvrir notre stand.

 

Place Saint-Sulpice
75006 Paris

 

 

 

Pour plus d'informations sur l'événement, rendez-vous ici.

 

 

 


Rencontre avec Nathalie Carré : 6 juin 2019

En partenariat avec La Chouette Librairie, et les étudiants en métiers du livre de l'IUT de Tourcoing, le 6 juin à 19h, à LilleVenez découvrir l'univers de Kei Miller en compagnie de Nathalie Carré, sa traductrice. Par cette rencontre, vous en apprendrez davantage sur l'activité de traducteur.


72 rue de l'Hôpital Militaire
59800 Lille


Pour plus d'informations sur l'événement, rendez-vous ici.





 

Rencontre avec Irma Pelatan : 13 juin 2019

 

Ce jeudi 13 juin, n'hésitez pas à vous rendre à la Librairie des éditeurs associés pour rencontrer Irma Pelatan, auteure de L'Odeur de chlore, paru le 8 mars 2019 dans notre collection La Sentinelle.

 

11 rue de Médicis

75006 Paris





Retrouvez l'événement ici.






Rencontre avec Jean-Charles Khalifa : 14 juin 2019

Le 14 juin, à 18h, c'est à la librairie Au Temps Lire que nous vous invitons pour une rencontre avec Jean-Charles Khalifa, traducteur de Moi, ce que j'aime, c'est les monstres d'Emil Ferris, un livre publié par les éditions Monsieur Toussaint Louverture.

404 Avenue de Dunkerque
59130 Lambersart




Pour plus d'informations sur l'événement, rendez-vous ici.



Dans l'actualité

 

Le catalogue des parutions d'août à octobre est disponible!

Vous pouvez le consulter en cliquant ici.

 

À propos du Nuage et la valse, de Ferdinand Peroutka 

Article de Nicolas Weil dans le Monde des Livres, le 31 mai 2019

De son origine théâtrale, l'envoûtant Le Nuage et la Valse a conservé un cours saccadé, découpé en scènes et saynères peuplées de nombreux personnages. (...) L'auteur s'efforce surtout, en recourant à la fiction, de pénétrer au coeur des sensations et des pensées les plus secrètes de ceux qui sont, comme lui, passés par ces épreuves. (...) Montrer de l'intérieur comment cette descente aux enfers a été rendue possible par de sadaptations microscopiques, étape par étape, constitue la véritable réussite du livre. 



Article de David Medioni dans Ernest Mag, le 26 avril 2019 

« Ce livre à l’écriture ciselée est simplement grandiose d’humanité. Il est âpre mais reste très longtemps en tête. Impossible de quitter ce propos. Il y a un avant et un après Le Nuage et la Valse. (...) Des mots tellement justes qu’ils expliquent à eux seuls pourquoi des livres ayant un rapport avec cette histoire parviennent encore à surprendre et à bouleverser totalement les lecteurs.

Une claque monumentale et indispensable ! »

(Pour retrouver l'article dans son intégralité, c'est ici.)


 

 

À propos de L'Odeur de Chlore, d'Irma Pelatan

 

Article de Virginie Mailles Viard dans La Matricule des Anges, d'avril 2019 

« (...) C'est le récit d'une enfance et d'une adolescence passées dans une lieu à l'architecture organique, avec son long couloir en courbe qui mène vers le bassin, "la matrice". Un récit haché, écoupé, comme ces corps dont on n'aperçoit que la partie immergée. (..) On découvre un autre rapport au corps, les intimités, les moqueris, les regards sur les nageurs dénudés. On découvre l'épreuve, les chocs et les blessures... Mais aussi les ruptures, le mépris pour le monde d'a côté (...). Un récit saisissant et bouleversant. »

(Pour retrouver l'article dans son intégralité, c'est ici.)

 

  

Le titre L'Odeur de Chlore d'Irma Pelatan fait partie des sélections pour:

- le Prix Hors Concours 2019

- le Prix du [Métro] Goncourt

 

 

À propos de Kiruna, de Maylis de Kerangal

 

Article de Claire Devarrieux parue dans Libération le 22 mars 2019

« Où on retrouve le goût de l’auteure de Naissance d’un pont pour les aventures collectives, la lutte entre l’homme et la matière, la maîtrise des outils (...). Elle cherchait une mine en activité. «J’ai choisi Kiruna parmi toutes les mines parce qu’elle est la plus grande mine de fer du monde et d’emblée, j’ai frémi devant ce que cette pole position augurait de colossal, de sonore, de démesuré.» Il n’est pas question d’entrer dans les entrailles du territoire (...) mais rencontrer ceux et celles qui travaillent là permet de se faire à la fois une idée et un cinéma, qui serait un western. »

(Pour retrouver l'article dans son intégralité, c'est ici.)

Focus

Rendez-vous en septembre avec le festival D'un Pays l'Autre


Les centres colonialistes avaient projeté leurs langues comme des filets. La langue, en ces temps d'expansion, ne servait pas à questionner le monde. Elle devenait un tamis d'ordre par lequel le monde,clarifié, ordonné, devait se soumettre aux déchiffrements univoques d'une identité.
Patrick Chamoiseau, Écrire en pays dominé (Gallimard, 1997)

C'est à partir de ces mots de Chamoiseau, et toujours de L'Imaginaire des langues d’Édouard Glissant, que la programmation de cette édition a été imaginée. Pour essayer de comprendre ce que devient une langue lorsque celle des colonisateurs fait irruption dans un lieu, une culture. La langue est-elle liée à une identité immuable, serait-elle une entité à jamais figée?
Plusieurs rendez-vous sont ainsi consacrés à la créolité, à la marginalisation des langues et littératures dites mineures et à la glottophobie qui montre à quel point le mépris de l'autre passe aussi par le mépris de la langue de l'autre.
En se plongeant dans la complexité des langues et de leurs traductions, certaines des rencontres proposées tenteront de rendre aux mots leur précision, de montrer leur résistance, leur imprévisibilité, leur mobilité.
Pour Virginia Woolf, "les mots détestent tout ce qui leur impose une seule signification ou les contraint à une seule attitude, parce qu'il est dans leur nature de changer."
La traduction et les langues se font le miroir des inégalités sociétales, mais aussi le remède à la standardisation.

Les invité.e.s de cette année : Edwy Plenel, Maylis de Kerangal, Agnès Desarthe, Nathalie Carré, Maria Baiocchi, Jordi Martin Lloret, Michel Volkovitch, Philippe Blanchet, Stéphanie Clerc Conan, Georges Lory, Xavier Luffin, Henry Colomer, Clémence Hedde ...
Retrouvez le programme detaillé ici

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À venir
Mercredi 21/08/2019 - 8:00 / 22:00

Le Bruit des tuiles, de Thomas Giraud, à paraître le 21 août !

 

Ce 21 août, c'est Thomas Giraud qui vous donnera envie de lire avec sa dernière oeuvre, Le Bruit des Tuiles. Un ouvrage à découvrir dans notre collection La Sentinelle.

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