Revue de presse

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Laurent Pfaadt, pour Hebdoscope

En évoquant le métier de thanatopracteur, Amandine Dhée délivre un véritable manifeste en faveur de la vie

La vie réserve parfois de surprenantes rencontres même pour quelqu’un qui les attend et en fait la matière de son activité créatrice. C’est ce qui arriva à Amandine Dhée, autrice de plusieurs romans dont La Femme brouillon (Contre Allée, 2017), prix Hors Concours qui évoque son expérience de la maternité.

Alors qu’elle fait la promo de son dernier ouvrage, elle rencontre une femme, Gabriele, qui lui parle de son métier : thanatopractrice. Commence alors une relation entre les deux femmes qui allait aboutir à ce livre magnifique.

Retrouvez l’intégralité de la recension : http://www.hebdoscope.fr/wp/blog/parle-avec-elle/

Blog littéraire Les mafieuses

J’attendais avec impatience le dernier livre d’Amandine Dhée depuis que j’ai découvert le ton singulier de cette autrice dans « La femme brouillon ». Un petit bouquin sur la maternité qui touche et qui est sorti en 2017. Dans ce nouvel essai il est question de la mort, suite à une rencontre dans une librairie pour un livre précédent. Amandine Dhée croise une thanatopractrice et plusieurs échanges vont découler de cette rencontre. Ce livre en restitue une partie et questionne le statut de la mort dans notre société, que ce soit lorsqu’on en parle avec des enfants ou lorsqu’on se représente la mort d’une manière ou d’une autre. Comme souvent chez Amandine Dhée son approche est intéressante et amène de nombreux questionnements. Le ton n’est pas dénué d’humour et nous met facilement face à nos contradictions. Un réel plaisir de lecture.

Amandine Farges, pour Encres Vagabondes

Le thème de Sortir au jour d’Amandine Dhée a de quoi surprendre au premier abord : l’autrice y relate ses conversations avec Gabriele, une thanatopractrice rencontrée au sortir d’une dédicace en librairie.
Alternant les comptes-rendus détaillés que Gabriele fait de son métier et de ses enjeux et les réflexions qu’ils font naître chez son interlocutrice, le récit interroge la complexité du rapport à la mort dans notre société. Complexité poussée à son extrême dans la période particulière où Amandine Dhée écrit son livre qui est celle du Covid : « Et tous les soirs, le décompte des morts à la radio. Des amis perdent des proches, comment se débrouillent-ils avec leur deuil ? »
La pandémie mondiale a en effet bouleversé notre rapport au monde, à la mort et à nos morts qui n’ont pu être veillés, laissant ceux qui restent démunis. Car comme l’explique Gabriele, le métier de thanatopractrice est tout autant un rituel envers les morts qu’un travail au service des vivants.

Retrouvez l’intégralité de la recension : https://www.encres-vagabondes.com/magazine9/dhee3.htm

JT 12-13 France Nord Pas-de-Calais

JT 12-13 France Nord Pas-de-Calais

Margot, pour Cultures Sauvages

Margot, pour Cultures Sauvages

Envie de lire un livre étonnant, plein de talent, éclairant, surprenant, instructif, intuitif, sensible et riche d’humanité ? De comprendre, expliquer, rencontrer, ressentir et sentir des frissons de tendresse, d’apprentissage, ceux de la vie ? Oui ? Alors, alors…

Une superbe couverture, comme les éditions majeures La Contre-allée nous en offrent souvent. Un titre attirant, expliqué dans le livre : « Sortir au jour » est la traduction littérale du titre du Livre des morts des anciens Egyptiens. Une histoire de rencontre, de sagesse et d’apaisement. Une curiosité titillée, une envie de savoir justement faire la part des choses sur la vie, la mort, les sens à mettre derrière tout ça, et ainsi, en lisant, connaître un métier qui nous lie, tous, mais ici présenté sous un regard multiple et peu ordinaire.

« Sortir au jour » est un livre étonnant qui aborde sincèrement, intimement un thème souvent évité sous cette forme. La mort est censée être triste, tragique, indicible, une perte infinie… Mais « Sortir au jour » nous montre aussi, surtout, combien la mort est un thème qui nous lie.

Les pages sont une rencontre, un dialogue pour rendre l’inévitable acceptable, pour accepter le cours du temps même quand il se brouille, pour ouvrir les portes, aussi, comme une quête de sens collectif.

Lire l’intégralité de l’article en ligne en cliquant ici

Cécile D pour Addict-culture

Alors qu’elle conclut une rencontre littéraire pour un précédent ouvrage, la narratrice/écrivaine de Sortir au jour, alter ego d’Amandine Dhée dont c’est le dernier livre publié aux Éditions La Contre Allée, doit affronter un lecteur (homme !) qui tient à lui signifier qu’il n’aime pas le mot autrice. Par solidarité chacune des femmes présentes s’étonne qu’on ne leur ait pas reproché d’être pour l’une institutrice, ou pour l’autre animatrice, voire thanatopractrice. Thanatopractrice, cette jeune femme ? Ce sont alors les propres projections de la narratrice qui viennent questionner celle qui prétend l’être… La rencontre devient inévitable.

Le touchant récit que nous livre l’autrice de La femme brouillon et d’À mains nues, aborde avec cette gravité légère qui caractérise sa voix, un sujet toujours aussi sensible et délicat, celui de notre rapport avec l’idée de la mort. Sachant à la perfection offrir une caisse de résonnance tant à nos ultra-modernes questionnements existentiels qu’à nos peurs archaïques, Amandine Dhée nous confie avec beaucoup de simplicité des choses profondes et essentielles, de celles qu’on ne se dit parfois qu’à soi et encore, de celles qui viennent désormais étrangement prendre le pas sur le sexe, passé la quarantaine, dans les conversations entre amies. L’angoisse de la mort des enfants qui engloutit régulièrement la mère qu’elle est telle la vague incontrôlable d’un tsunami, la mort qu’on finit par rencontrer tout proche de soi dès qu’on avance en âge, celle de l’amie emportée par le cancer et qui était pourtant là hier, bientôt celle des parents peut-être.

Après les années de pandémie, on ne peut éviter de remarquer que ce sujet si rare, celui de du soin aux défunts qui a tant fait défaut durant la crise sanitaire, ait pollinisé plusieurs textes de jeunes autrices, comme ce fût le cas avec le premier roman de Marie Mangez chez Finitude en 2022, Le parfum des cendres, ou les récits d’écrivains qui n’ont pas pu accompagner ou de façon insatisfaisante leurs proches vers leur dernière demeure. Nos sociétés où la mort se cache, où la maladie est taboue voire honteuse, ont vu de près ce qu’on ne regarde que de loin, en coin, ce qu’on tente d’oublier. L’immersion collective dans une commune vulnérabilité semble peut-être avoir ouvert une porte, une porte permettant de Sortir au jour comme ces livres dont c’était l’objet et qui avaient pour finalité d’accompagner les défunts dans leur transformation corporelle post mortem. Une manière de faire la paix et de penser nos inévitables petits arrangements avec la mort, une manière peut-être d’avoir moins ou différemment peur.

Retrouvez l’article en ligne : https://addict-culture.com/amandine-dhee-sortir-au-jour-la-contre-allee/

ActuaLitté

ActuaLitté

Sortir au jour d’Amandine Dhée est dans « Les bonnes feuilles » d’ActuaLitté ! L’article de Noé Megel et un extrait du roman sont à retrouver ici.

Sortir au jour, ou comment écrire un livre réconfortant sur la mort

BONNES FEUILLES – Lors d’une rencontre en librairie, Amandine Dhée raconte comment un homme l’a un jour abordée, à l’issue d’une dédicace, pour lui faire part de son horreur du mot « autrice ». Désappointée, elle hésita alors sur la manière de réagir : se lancer dans le débat ou botter en touche… 

Les femmes présentes dans l’assemblée réagirent vivement à cette anecdote : Personne ne m’a reproché d’être « institutrice », ni moi « animatrice »… C’est alors qu’une voix renchérit : Ni moi « thanatopractrice ». Intriguée par Gabriele, la jeune femme qui a lancé cette remarque, Amandine Dhée lui demande ses coordonnées, « On ne sait jamais… », lui dit-elle.

De nombreux échanges s’ensuivent, pendant lesquels Amandine et Gabriele évoquent la thanatopraxie, le parcours de Gabriele, sa reconversion, les évolutions du métier, sa dimension « théâtrale », les préjugés et clichés qui entourent cette profession.

Mêlant le témoignage de Gabriele à ses propres réflexions, et utilisant comme toujours son humour et son sens de la formule, Amandine Dhée atteint l’objectif qu’elle s’était fixé : « écrire un livre réconfortant sur la mort ». L’occasion de réfléchir avec elle sur nos propres angoisses, sur notre désir de transmission, sur les pertes et les liens qui unissent les êtres et qui marquent les générations. Liant l’intime au politique, Sortir au jour est aussi un texte qui questionne nos façons de faire société.

Les éditions La Contre Allée nous invitent à découvrir les premières pages :