Revue de presse

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Les Mécaniques du livre

Les Mécaniques du livre

Noémie Grunenwald était l’invitée du podcast Les Mécaniques du livre des Editions du commun. Le septième épisode de la saison deux est dédié à la traduction en féministe. L’occasion pour l’autrice de Sur les bouts de la langue. Traduire en féministe/s d’expliquer sa démarche et les enjeux fondamentaux de la traduction.


Logo : Marine Ruault.

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« Traduire en féministe/s » dit le sous-titre. Déjà, la traduction, lorsque l’on se penche un tout petit peu sur le sujet, apparaît comme une discipline délicate, riche, complexe, exigeante, intense, et ainsi de suite. Mais lorsque l’on traduit des textes militants, féministes et LGBT, parfois porteurs de concepts à inventer dans la langue finale, à décoder avec suffisamment de précision pour les faire comprendre dans une autre langue que celle qui les a vus naître, le casse tête n’est souvent pas loin. En parlant de son expérience, de son travail, Noémie Grunenwald dit qu’elle « fait de la traduction », une manière de ne pas se mettre sous les feux de la rampe, mais de plonger dans les coulisses du métier, chevillé à sa vie. À la fois récit autour de la traduction, récit de vie, ce texte mélange joyeusement les genres et donne à voir, en sous texte, l’importance d’aborder la traduction sous un angle militant. L’importance de traduire au plus près des concepts d’une langue à l’autre, pour contribuer à essaimer des clés, des outils, des notions, des armes de lutte.

France Culture – Par les temps qui courent

France Culture – Par les temps qui courent

Noémie Grunenwald

Noémie Grunenwald, est traductrice de l’anglais, et a notamment traduit des autrices telles que Bell Hooks, Dorothy Allison, Sara Ahmed ou Julia Serano. Dans un essai qui vient de paraître, elle raconte son expérience de la traduction féministe, c’est-à-dire, comme elle l’explique, de la traduction de textes féministes et de la traduction de textes en féministe. Ce livre est à la fois un essai théorique, un récit à la première personne, un parcours parmi les livres et la pensée des autrices traduites. C’est aussi un plaidoyer pour une langue vivante, une déclaration d’amour à cette démarche qui consiste à inventer une langue pour dire nos réalités complexes, à jouer avec la langue pour éviter qu’elle ne se joue de nous. Sur les bouts de la langue : traduire en féministe/s de Noémie Grunenwald est une lecture qui éveille et réveille.