Revue de presse

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Podcast avec Amandine Dhée dans l’émission d’Aurélie Fontaine <em>Breton.ne.s & féministes</em>

Podcast avec Amandine Dhée dans l’émission d’Aurélie Fontaine Breton.ne.s & féministes

Retrouvez ci-dessous l’enregistrement de la rencontre avec Amandine Dhée, écrivaine féministe et comédienne, à l’occasion de sa tournée bretonne pour son dernier livre Sortir au jour.

La discussion a eu lieu au café-librairie Les Déferlantes, à Morlaix, dans le Finistère, et c’est Lénaïg Jézequel, la propriétaire de la librairie, qui la recevait.

Happinez

Amandine Dhée est écrivaine et comédienne. Après La Femme brouillon, qui offrait un regard passionnant sur la maternité, elle signe cet ouvrage court, formidable, qui éclaire la question du désir féminin aujourd’hui. La narratrice a 40 ans, un enfant en bas âge, un couple qui tient la route. Mais l’amour aujourd’hui a plus d’une question à nous poser, qu’il soit amoureux, sexuel ou maternel. L’amour change de codes, de pratiques, d’envies. La liberté est plus grande, mais que doit-on en faire, et comment trouver un équilibre dans ces nouveaux schémas. Comment une femme peut-elle s’approprier son désir pour mieux l’offrir ? En forme de journal intime, entre présent et souvenirs basés sur son expérience, Amandine Dhée doute, cherche avec sincérité ce qui nous meut, jeunes filles, jeunes femmes et plus âgées. La quête du plaisir et de l’émancipation sont au chœur de l’ouvrage, mais son centre, c’est la vie. Comment nous sentir vivantes et entières dans notre désir d’aimer, à chaque étape, dans une société en perpétuel mouvement ? Un essai très féminin, humain, qu’on lit d’une traite.

Avis de lecteur

Sébastien Ste-Croix Dubé sur une recommandation des libraires de la librairie Tulitu (Bruxelles)

Wow. Juste wow. J’avais aimé son précédent, La femme brouillon, mais je trouvais qu’elle aurait pu aller plus loin, que sa langue se retenait trop, que la souplesse de ses idées n’explorait pas la profondeur de son discours. Là, vraiment, c’est solide. Un texte hybride, entre fiction et essai, qui tente de saisir le combat intérieur du quotidien d’une mère féministe. Ça semble si simple, mais non. Le sexe, l’éducation, la société, le paraître, le désir, le non-dit, le travail invisible, l’amour, surtout l’amour. Sa plume me jette à terre. Je ne suis pas un fan de l’autofiction, mais Dhée parvient à venir me chercher dans la peau avec sa rude lecture sensible du monde qui l’entoure. Sans gants blancs. Les chapitres s’alternent entre des réflexions intimes adressées à son fils et à elle-même et d’autres où elle s’extériorise en incarnant des récits de différents types de femmes. Ce jeu entre intériorisation et extériorisation de sa propre personne est grandement mené et se mélange aux anecdotes rapportées dans une fluidité qui m’évoque la maîtrise de Marguerite Duras. Je souligne au passage l’utilisation presque poétique des phrases nominales qui détaillent, appuient, cimentent les arguments, les pensées. Cette œuvre magnifique (bravo Editions La Contre Allée) est arrivée dans mes mains grâce à la recommandation des tops libraires de la top librairie TuliTu à Bruxelles. Comme quoi, il faut toujours écouter ce que propose les libraires. Ok, bye.

Elise Thiébaut pour Le Club Médiapart

Elise Thiébaut pour Le Club Médiapart

« Avec Amandine Dhée, pour la première fois ou presque, j’ai l’impression de lire quelque chose qui n’est pas un cri de rage ou de soumission à des stéréotypes érotico-branchouilles.[…] C’est une liberté qui s’écrit. » À mains nues, de Amandine Dhée, comme en parle avec beaucoup de justesse Élise Thiébaut sur Mediapart

A lire sur le site de Médiapart ici.

Antonin Iommi-Amunategi dans Libération

Antonin Iommi-Amunategi dans Libération

Essai féministe impeccable jusque dans ses doutes, ses errances, ses renoncements, A mains nues, c’est le Bad Feminist français, en plus humide ; un exercice de journal intime souvent explosif, où il est en fait sans cesse question de cette liberté essentiellement inconquise d’être et de rester vivant·e.

La Grande Librairie

La Grande Librairie

À une minute cinquante, retrouvez À mains nues comme Lucile Frassy, de la librairie-café La Suite (Versailles) en parle.

RTBF.be

RTBF.be

« À mains nues »: paradoxes, joies et contraintes d’une sexualité « libérée »

À mains nues est le dernier roman d’Amandine Dhée. Paru en janvier 2020, il est porté à la scène par l’autrice et comédienne, accompagnée au violoncelle par Timothé Couteau. Les Grenades ont eu la chance de les voir au théâtre 140.

La performance est simple : une femme, debout face à un lutrin, lit. Un homme, à côté, joue du violoncelle. La beauté naît de la précision de leur accord. Timothé Couteau et Amandine Dhée travaillent ensemble depuis de nombreuses années et cela se sent.
La mise en musique du texte fonctionne parfaitement ; les silences se répondent, les emballements aussi. Leur écoute absolue des notes et des mots crée une alchimie envoûtante entre les deux artistes, et la musique fait partie intégrante du récit. Le texte prend vie et entraîne les auditeurs et les auditrices dans une histoire intime, une auto-sexo-graphie qui, bien que personnelle, concernera toutes celles et ceux qui un jour ont vécu de “magnifiques histoires de cul”, de magnifiques histoires d’amour.
Quelle révolution sexuelle ?
Dans cette adaptation de son roman, Amandine Dhée explore les paradoxes de l’amour et de la sexualité. Alors qu’on nous répète que la “révolution sexuelle” a eu lieu, sommes-nous désormais libres de faire de nos corps ce qu’on entend ? L’injonction à jouir à tout prix est-elle plus émancipatrice que celle de ne pas jouir ?
Dans la rencontre, animée par Soraya Amrani, qui suit le spectacle, l’autrice nous explique avoir dû couper des parties de son texte pour le mettre en scène afin que la lecture ne soit pas trop longue. Elle a choisi de suivre une des thématiques qui traversent le roman.
La lecture musicale explore donc particulièrement le paradoxe entre une vie de couple stable et l’envie de renouer avec un désir sexuel brutal et impératif, celui qui “fait mal jusqu’au bout des doigts”. La comédienne évoque avec humour la délicate situation de jeunes parents qui veulent tout accomplir : la famille, la carrière, la vie sociale, et dont la vie s’est muée en un combat contre la montre.
Alors qu’on nous répète que la “révolution sexuelle” a eu lieu, sommes-nous désormais libres de faire de nos corps ce qu’on entend ? L’injonction à jouir à tout prix est-elle plus émancipatrice que celle de ne pas jouir ?
Le texte est structuré en deux parties qui s’alternent : une voix en “je”, au présent, explore les désirs et frustrations, les luttes et contradictions d’une femme en couple, jeune maman sur le papier épanouie, mais qui doute parfois de sa réussite à “faire famille”.
Savoir dire non, savoir dit oui
Une voix en “elle”, au passé, retrace le parcours sexuel de la narratrice, petite fille, adolescente puis jeune adulte. Première masturbation, premier baiser, première fois, première fois vraiment réussie, première fellation, premier cunnilingus… Tant d’étapes franchies, avec plus ou moins de facilité, plus ou moins de plaisir, pour finalement se connaître soi-même. Connaître son corps, son désir, savoir dire non et savoir dire oui.
Il y a de la joie dans le texte d’Amandine Dhée. Mais cette joie n’est pas naïve. Si la sexualité, dans son texte, semble la plupart du temps heureuse, émancipatrice, révélatrice même, elle est aussi parfois honteuse, contrainte, effacée, violente.
Il y a des femmes qui sont soulagées d’arrêter le sexe, écrit-elle. C’est peut-être de là que vient la nécessité de dire. De là que vient l’émotion à entendre, aussi. “Pour que nos sexualités arrêtent d’être du silence”, il faut les raconter, qu’elles soient douces ou violentes, et il faut les écouter.
Raconter et écouter aussi la lutte que la connaissance de notre propre corps représente. Dans le cas de l’hétérosexualité, cette lutte se livre parfois contre les partenaires sexuels. Celui qui veut “révéler les femmes à elles-mêmes” et n’entend pas les conseils, celui qui refuse le cunnilingus parce que le sexe féminin reste tabou ; celui qui, adolescent, ne devra jamais se soucier de faire un test de grossesse.
“Pour que nos sexualités arrêtent d’être du silence”, il faut les raconter, qu’elles soient douces ou violentes, et il faut les écouter
A mains nues retrace un parcours du cul parfois course d’obstacles, parfois chemin de roses, avec humour, sensualité et honnêteté. Un texte fort, porté à la scène avec subtilité, qui parle d’une femme pour finalement parler de tou.tes, peut-être plus toutes que tous, empêtré.es dans des injonctions contradictoires, des hontes dont on a oublié l’origine, des ambitions démesurées et des joies solaires.
Le désir met en vie, et “le meilleur est à venir”, promet Amandine Dhée. On a envie de la croire.
Pour retrouver l’article d’origine, cliquez ici.

par Louise Van Brabant pour Karoo

« À partir de ce malentendu, il se passe quelque chose »
Entretien avec Amandine Dhée
12 octobre 2020

« Dans le cadre de sa venue à Passa Porta pour une lecture musicale de son dernier livre, À mains nues, Amandine Dhée nous a accordé un généreux entretien par écran interposé – dont la chaleur a levé les obstacles technologiques dressés sur le chemin de notre conversation. Elle nous y parle, avec un égal naturel, du dispositif original de la lecture musicale, d’amours non hiérarchisés, de sororité et de colère, d’intime, d’écarts, de forme et de fiction. »

ça m’intéresse

ça m’intéresse

ÊTRE UNE FEMME
Renouer avec son enfant intérieur, la belle affaire! Celui de la narratrice d’A mains nues est une satanée gosse que rien ne calme. Elle nous balade de la cour de récré où elle est, planche à pain, vierge, invisibilisée, aux rues des villes où les regards des hommes pèsent des kilotonnes. Des premières règles au premier cheveu blanc. Nous traîne dans les cabinets des gynécos et des sexologues, où la vie des femmes se dit et se norme, et dans l’écriture où enfin elle s’affranchit. Fini la «méfiance du corps traître poils chair sang et sueur», haut la vulve et la perspective de faire encore l’amour quand la peau sera vieille. Ici le cunnilingus devient un geste politique: «les révolutions ne se vivent pas seulement derrière les barricades». Il y a du «elle» et il y a du «je» tout au long du récit, sans doute pour dire à quel point c’est «nous toutes» qu’elle raconte. Un hymne aux femmes, au sexe et à l’amour dans cette langue fleurie découverte dans La Femme brouillon

Axelle magazine

Axelle magazine

Magazine Axelle n° 229, mai 2020

Elles nous prennent à la gorge, les mains nues d’Amandine Dhée. elles ont arrêté le temps, afin que la narratrice trentenaire mère d’un petit garçon puisse s’interroger sur ce qu’elle veut, elle. « Je laisse alors retomber ce qui trouble mon eau et extirpe mon désir à mains nues. » Un désir qu’elle a souvent confondu « avec celui des autres », quitte à se noyer. Et ses mains nues au-dessus des flots vont la sauver. La narratrice ramène à la surface toutes ses expériences charnelles dans son parcours de femme : la déflagration intime que sont les premières règles, les premières pelles roulées dans la cour de l’école, la haine de son propre corps à l’adolescence, sa virginité qui l’encombre, les amis-amants, les commentaires des hommes sur son corps dans la rue, la première fois où elle se sent en couple, sa grossesse, la découverte du premier cheveu blanc. Ses mains nues retournent fouiller dans son enfance, revisitent l’âge adulte, projettent le temps de la vieillesse avec, à chaque étape de cette émancipation, une réflexion féministe sur le désir des femmes, leur corps et leur sexualité. « C’est quoi être une femme ? » Ces mains nues cherchent à savoir comment ne plus avoir peur de devenir soi-même. Le style vif et percutant d’amandine Dhée combat avec humour et sensibilité ces injonctions qui bradent le désir. Le deuxième roman de l’écrivaine et comédienne française tord le cou des normes dans un plaidoyer pour l’émancipation des femmes. (F.D.)

A mains nues « lu et approuvé » par Télématin sur France 2

A mains nues « lu et approuvé » par Télématin sur France 2

« À mains nues » sélectionné par Olivier, libraire à la librairie L’Esperluète de Chartres.

Un livre un jour sur France 3

Un livre un jour sur France 3

L’émission Un livre un jour s’est entretenue avec Clara Da Silva, libraire à Bondy pour évoquer « A mains nues ».

Amandine Dhée explore la question du désir à la lumière du parcours d’une femme et de ses expériences sexuelles et affectives. Comment devenir soi-même dans une société où les discours tout faits et les modèles prêts à penser foisonnent ?

La pastille est à revoir par ici.

Nathalie Peyrebonne pour Délibéré

« Amandine Dhée est une femme qui écrit, non pas des Tweets mais un livre, qui évoque ce que c’est que d’être une femme, ce que c’est que de grandir et de devenir une femme. Elle raconte un chemin personnel. » Nathalie Peyrebonne pour Délibéré du 15 février.

 

LM Magazine

LM Magazine

« En 2017, La Femme brouillon démontait le mythe de la mère parfaite. » Sarah Elghazi pour Le magazine culturel #159

A retrouver ici.

L’espadon

« Quand je lis ce texte d’Amandine Dhée, dont je découvre l’écriture, je pense à Jigoro Kano, l’inventeur du judo qui a d’abord étudié le ju-jitsu, ce combat à mains nues des anciens guerriers japonais, les samouraïs. Il est bien question d’une lutte verbale sans haine, d’apprendre à se défendre pour être soi et à soi, inventer son chez-soi. Mais comment se défendre quand on est désarmées, sur le champ de bataille ? À mains nues, des mots plein les poings. Un crochet, un direct, bam, uppercut et un autre crochet, séries de coups balancés avec la précision d’un sniper, rounds courts et respiration coupée, saccadée, apnée. » L’espadon

Lire l’article complet ici.

Le Monde

Le Monde

Fini la « glandouille ». Elle était le moyen prôné par Amandine Dhée dans La Femme brouillon (La Contre Allée, 2017), pour « éradiquer la mère parfaite » et résister au discours de la maternité afin de trouver sa propre voie. Raphëlle Leyris pour Le Monde

À mains nues dans Des livres rances

Amandine DHÉE signe, avec cette parution de 2020, un nouvel ouvrage féministe et engagé. Pas si loin de « La Femme brouillon », qui parlait de maternité, « À main nues » décortique la sexualité féminine, dans ce qu’elle a de trivial souvent, mais qui a le mérite d’interroger les représentations communément admises et de mettre en mots, crûment parfois, ce qui reste souvent dissimulé sous le drap blanc de la bienséance.

Lire l’article complet ici.

Télérama

Télérama

Un article de Marine Landrot, paru le 25 janvier 2020.

C’est à toutes les femmes, ce « nuancier infini » , qu’Amandine Dhée donne à lire sa propre expérience du désir. Implacable, allègre et sans colère.

On l’attendait, ce  King Kong Théorie d’aujourd’hui. Un peu intimidée, sans doute exagérée, la comparaison s’impose, par l’aplomb naturel de l’écriture et l’amplitude féministe du discours. Avec son ton à elle, prompt, sémillant, chaud bouillant, Amandine Dhée vient clarifier les esprits à point nommé, alors que la météo semble bien s’installer au tsunami violet. Elle dit « je » , elle dit « elle » , pour dire « nous » . Nous toutes, les femmes,  « nous, nuancier infini » , qui sentons le vent tourner en notre faveur, sans savoir où donner de la tête. Nous, reines du grand écart, qui tentons d’observer le mouvement dans sa globalité tout en faisant peau neuve chacune de notre côté. Si on regarde loin derrière soi, les vents arrière plaquent les cheveux sur le visage, de sorte qu’on ne voit plus rien. Si on se tourne vers l’horizon tout devant, la bourrasque pique les yeux et empêche d’avoir une vision nette de ce qui se profile. Amandine Dhée se dévoue pour affronter le grain. Elle paie de sa personne et pose la seule vraie question qui tienne : qu’en est-il de notre désir ?

Désir d’enfant, désir sexuel, désir d’éternité, désir de solitude, désir de transmission, désir d’égalité, une infinité de vibrations intimes parcourent son texte, d’une audace utile, au service de ses semblables, et pourtant enraciné dans sa propre expérience. Amandine Dhée s’alpague, s’aiguillonne, se sermonne, se console. Éperonnées par sa lucidité, ses phrases détalent du fond de ses souvenirs de fille formatée, conditionnée malgré elle, mais créative et volontaire, qui cherche une voie libre pour avancer en toute liberté. Adolescence calibrée pour se détester  ( « Exil d’elle-même. Elle apprend à se méfier de son corps traître qui poils, chair, sang et sueur  […] . » ), parentalité chronophage  ( « Tout se contredit absolument tout le temps. S’agiter pour exister, on n’y échappe pas plus que les autres. » ), vieillissement désolé  ( « Elle envie celles qui dès l’enfance ont refusé. Les poupées, les égards, les pièges. Comme un instinct, un sursaut, une préservation spontanée. » ) . À qui faut-il en vouloir ? À soi-même, de n’avoir pas devancé l’appel, de s’être laissé humilier par le sexisme structurel, d’avoir joué le jeu de la soumission jusqu’à la négation de sa propre personne ? Au système générateur de violences multiformes qui autorise les hommes à considérer les femmes comme  « trou, creux, vide » , les films à insinuer qu’on peut faire l’amour debout, les gynécologues à infantiliser leurs patientes, au point qu’elles attendent, en apnée impatiente, que la consultation se termine  ( « Culotte, manteau, chéquier. » ) 

La colère et la rancoeur n’ont pas leur place dans cet ouvrage allègre et implacable. Amandine Dhée parle depuis un endroit que chacun a en soi, ce point d’ancrage qui n’est commandé ni par les injonctions extérieures, ni par les exhortations intérieures, où le désir profond prend naissance. Comme la philosophe et journaliste Carolin Emcke, dans son splendide essai  Notre désir (éd. du Seuil), elle nous invite à renouer avec notre libre arbitre, seule manière de chasser la culpabilité, de conjurer l’échec, d’alléger la pression.  « Ce ton dégagé, pour parler de sexe, quelle blague ! »  lâche-t-elle, dans un accès d’autoflagellation, mal féminin qu’elle étrille gentiment. Une façon de rappeler que l’affaire est sérieuse, et qu’il ne faut surtout pas lâcher. Avec la pulsion de vie qui bat dans ce livre amical, joyeux, déterminé, nous voilà parées pour avancer. – Marine Landrot 

Cheek magazine (Les Inrockuptibles)

Notre sélection de romans écrits par des femmes en cette rentrée littéraire de janvier 2020.

Ça raconte quoi: Dans une forme très libre, quelque part entre le roman et l’essai, Amandine Dhée continue sa réflexion commencée avec La Femme brouillon (éditions la Contre Allée, 2017). Avec À Mains nues, l’autrice et comédienne raconte une chronologie du corps et du désir d’une femme, des premiers émois à la vieillesse.

Pourquoi on le recommande: Amandine Dhée ne se refuse aucune réflexion. Si ce qu’elle dit gêne, tant mieux, cela fait partie de sa démarche féministe de ne pas idéaliser le corps des femmes et leur sexualité. Elle explore les premières caresses sur ses copines étant enfant, le désir presque intenable de l’adolescence, les premières règles, la froideur crispante du cabinet du gynécologue, l’accouchement, la masturbation et les fantasmes, la routine du couple, la sexualité à l’EHPAD… Rarement un ouvrage aura proposé une cartographie aussi précise du corps comme terrain de doutes, d’envies et aussi comme puissant allié. “À l’heure où l’on fourre des parfums de synthèse dans les serviettes hygiéniques, écrit-elle, il y a urgence à embrasser le sexe des femmes, le chérir, le consoler de tant de bêtises.” Un manifeste qui appelle à mieux connaître son désir, quel que soit son âge.

Lire l’article complet ici.

Jeux de Dhée, Martine Laval pour SINÉ

Amandine Dhée invente un nouveau féminisme, franc et sincère – doutes, fêlures et désirs dans la même page : « J’aimerais être leur bonne fée, leur dire qu’elles ont de la valeur, leur conseiller de ne pas perdre leur temps à être désirables, qu’elles désirent plutôt. »

Livres Hebdo du 4 janvier 2020 avant-critique de Véronique Rossignol

Livres Hebdo du 4 janvier 2020 avant-critique de Véronique Rossignol

À mains nues est l’histoire d’une petite fille qui voulait absolument devenir une femme et s’est toujours demandé comment s’y prendre. C’est le parcours d’émancipation sentimentale et sexuelle d’une fille de notre temps, face aux modèles déterminants imposés par la société sur ses désirs.